
Quelques jours après le bras de fer engagé avec le ministère de l’Administration territoriale autour de la reconnaissance de la convention extraordinaire du MRC de décembre 2025, Joseph Thierry Okala Ebodé poursuit son offensive contre la direction de son ancien parti. Face à Ernest Obama, l’universitaire est revenu sur les circonstances qui, selon lui, ont conduit à sa suspension puis à son exclusion du MRC.
L’ancien trésorier national adjoint affirme que ses difficultés ont commencé lorsqu’il s’est opposé au retour de Maurice Kamto à la présidence du parti. Selon lui, il aurait subi des pressions pour avoir exprimé son désaccord sur cette question sensible. Okala Ebodé soutient également n’avoir jamais été consulté au sujet de la démission de Maurice Kamto, estimant qu’une telle décision ne pouvait être prise sans échange avec les principaux responsables du mouvement.
Au cours de l’entretien, l’ancien cadre du MRC s’en est aussi pris à Aïssatou Bouba Dalil. Il la présente comme une « chargée de mission pour insulter » et affirme que sa suspension est intervenue après un « échange vif » avec cette responsable du parti. À ses yeux, cette procédure disciplinaire n’était qu’un prétexte destiné à sanctionner son opposition au retour de Maurice Kamto à la tête du MRC.
Joseph Thierry Okala Ebodé avance par ailleurs que Maurice Kamto aurait tenté de réintégrer la direction du parti par l’intermédiaire d’un conseil du MRC. Il affirme que cette démarche aurait été bloquée par lui-même, Mamadou Mota et Emmanuel Simh. Selon ses déclarations, il souhaitait que Mamadou Mota demeure à la tête du parti plutôt que de voir Maurice Kamto reprendre la présidence.
Fidèle à la position qu’il défend depuis plusieurs mois, Okala Ebodé considère enfin que Maurice Kamto ne peut être regardé comme le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.
Cette sortie médiatique arrive en plein milieu des contestations véhémentes contre le retour de Maurice Kamto à la tête du MRC . La correspondance du ministère de l’Administration territoriale, indiquant ne pas avoir pris acte de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025 ayant porté Maurice Kamto à la tête du parti, a ravivé les divisions internes. Le MRC conteste cette position et dénonce une tentative de déstabilisation, tandis que plusieurs procédures judiciaires demeurent en cours autour de cette crise de gouvernance.