
Mamadou Kassé demande un dialogue politique sur les élections territoriales et pose la révision des listes et la validité des pièces d’identité.
Au Sénégal, l’absence de date officielle pour les prochaines élections territoriales alimente les interrogations des formations politiques. Le débat porte désormais sur les conditions pratiques de préparation du scrutin.
Secrétaire national aux affaires économiques et financières de l’Alliance pour la République (APR) et président du Conseil départemental de Tambacounda, Mamadou Kassé demande des éclaircissements aux autorités. Il cite notamment la révision des listes électorales et la question des pièces d’identité. Selon Mamadou Kassé, sa propre carte arrive à expiration en décembre 2026. « Si on va aux élections en janvier 2027, on y va dans quelles conditions ? », s’interroge-t-il.
Le débat sur le dialogue autour des élections territoriales intervient aussi dans un contexte de possible couplage avec de futures législatives, si l’Assemblée nationale était dissoute. Mamadou Kassé relève, dans des propos rapportés par Pressafrik, que les deux scrutins ne répondent pas à la même logique et pose la question de la formation des alliances : « Comment les alliances vont se faire si effectivement on doit coupler deux élections qui ne sont pas de même nature ? »
Les conseillers départementaux et municipaux élus le 23 janvier 2022 doivent voir leur mandat renouvelé au plus tard le 23 janvier 2027, avec un scrutin prévu entre le 24 décembre 2026 et le 23 janvier 2027. Une dissolution de l’Assemblée nationale ne peut juridiquement intervenir qu’à partir de fin novembre 2026, ce qui crée un décalage entre les deux calendriers.
L’APR dit respecter le calendrier électoral comme principe républicain. Mamadou Kassé met toutefois en garde contre toute modification décidée sans les acteurs politiques. « On ne peut pas changer les règles du jeu sans les acteurs du jeu », affirme-t-il, en appelant au retour de la concertation politique au Sénégal.
Malgré l’incertitude sur l’organisation du scrutin, le président du Conseil départemental de Tambacounda assure que les formations politiques ont déjà commencé à se préparer sur le terrain.