Man, 30 août 2026 (AIP)-L’efficacité de gestion du Parc national du Mont Sangbé est passée de 61% en 2021 à 62,9% en 2026, selon les résultats d’un atelier d’évaluation organisé par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) du 24 au 28 août à la préfecture Biankouma, sous la présidence du préfet du département Soro [...]
Man, 30 août 2026 (AIP)-L’efficacité de gestion du Parc national du Mont Sangbé est passée de 61% en 2021 à 62,9% en 2026, selon les résultats d’un atelier d’évaluation organisé par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) du 24 au 28 août à la préfecture Biankouma, sous la présidence du préfet du département Soro Sana, également président du comité de gestion du parc.
Cette évaluation a été réalisée à l’aide de l’outil Integrated management effectiveness tool (IMET), dans le cadre du partenariat conclu entre la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI) et la société Barry Callebaut pour soutenir la conservation de plusieurs aires protégées du pays, dont le Parc national du Mont Sangbé.
« Nous venons de finir l’évaluation du parc du Mont Sangbé à l’aide de l’outil IMET. Au terme de cette évaluation, le test global IMET est de 62,9%, en progression par rapport à la précédente évaluation de 2021 qui était à 61% », a déclaré le chef de la Cellule de contrôle et de planification (CCP) de l’OIPR, le colonel Diarrassouba Issa.
Colonel Diarrassouba Issa, Chef de la Cellule de Contrôle et de Planification (CCP) de l’OIPR
Il a indiqué que les effets et impacts traduisant la qualité de la gestion de la faune, de la flore et des habitats du parc atteignent près de 66%, un résultat qui reflète l’état de conservation de cette aire protégée.
Les conclusions de l’évaluation ont permis d’identifier plusieurs actions à mettre en œuvre pour améliorer les performances du parc. Les recommandations formulées concernent notamment le renforcement des investissements, l’amélioration des infrastructures à vocation touristique et le suivi écologique des espèces présentes dans l’aire protégée.
« Cela fait un peu plus de 15 ans que ce parc est sous gestion soutenue. Les frais de fonctionnement sont assurés et à présent il faut renforcer les investissements afin que nous puissions passer à la valorisation touristique de cette aire protégée », a souligné le colonel Diarrassouba.
Il a ajouté que le suivi écologique devrait être aussi renforcé afin de mieux connaître les effectifs des espèces présentes dans le parc ainsi que leur localisation, en vue de soutenir les actions de conservation et de valorisation écotouristique.
L’évaluation a été conduite au cours d’un atelier réunissant une trentaine de participants, parmi lesquels figuraient des responsables de l’OIPR, des autorités administratives, des représentants des populations riveraines du Parc national du Mont Sangbé, des organisations non gouvernementales ainsi que des enseignants-chercheurs des universités de Daloa et de Man.
Les participants à l’atelier
Les travaux visaient à apprécier l’efficacité de gestion du parc à travers l’outil IMET, à identifier les insuffisances éventuelles et à proposer des mesures de gestion adaptées. Les participants ont procédé à l’examen et au renseignement du formulaire d’évaluation avant de valider les recommandations issues des échanges.
A la clôture des travaux, le représentant du directeur général de l’OIPR, le colonel Richard Zouo, s’est félicité de l’atteinte des objectifs assignés à la rencontre. « Le formulaire de l’outil IMET a été minutieusement renseigné, des mesures de gestion appropriées ont été proposées pour corriger les insuffisances identifiées et les recommandations issues des travaux ont été examinées et validées par l’ensemble des participants », a-t-il déclaré.
Il a invité les différentes parties prenantes à veiller à la mise en œuvre effective des recommandations adoptées afin d’améliorer la gestion du Parc national du Mont Sangbé.
(AIP)
ebd/cmas
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