Les minutes de l’audition de Momo Cissé, comment le chroniqueur a été cerné par les enquêteurs

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Arrêté par la Dsc pour diffusion de fausses nouvelles, le chroniqueur Mamadou Cissé dit Momo a été déféré hier au parquet. À l'issue de son face-à-face avec le procureur, Momo Cissé a obtenu une liberté provisoire. Il sera jugé devant le tribunal des flagrants délits de Dakar mercredi prochain. Lors de son audition, Momo Cissé est revenu sur son parcours scolaire, sanctionné par un baccalauréat série L2, obtenu en 2007 au lycée Blaise Diagne de Dakar, suivi d'une expérience d'enseignant dans le secteur privé (2008-2014) et d'un stage à la radio Oxygène de Pikine. Il a déclaré avoir interrompu ses études en deuxième année de journalisme à l'« University of Management ». Momo Cissé a par ailleurs indiqué n'avoir pas encore en sa possession la carte nationale de presse, délivrée par la Commission nationale de la carte de presse aux journalistes. Après lui avoir fait visionner et écouter le contenu du fichier vidéo d'une durée de trois minutes vingt-huit secondes, devenu viral et enregistré en langue wolof sur TikTok, à partir du compte ouvert sous le pseudonyme « Sen Teranga Tv », Momo Cissé a reconnu être l'auteur des déclarations incriminées, diffusées en direct le 12 octobre sur la chaîne de télévision Sen Teranga Tv, après le transfèrement au parquet de Mariama Ba dite Nourah. Sur les questions relatives à la diffusion de fausses nouvelles et à l'absence de vérification de l'information relayée, le journaliste-chroniqueur explique qu'il ne disposait d'aucun ordre de mission ni d'aucune accréditation pour couvrir l'interpellation de Nourah Ba, et qu'il n'était pas présent sur les lieux. En outre, il a dit s'être fondé exclusivement sur des rumeurs rapportées par des tiers et une prétendue cousine de Nourah Ba, dont il n'a pas vérifié l'identité et la crédibilité. Il n'a pas non plus exigé de certificat médical prouvant les prétendues violences policières ou la récente intervention chirurgicale de Nourah Ba. Aussi a-t-il affirmé qu'il ignorait que l'intervention des forces de l'ordre visait initialement à protéger la nommée Nourah Ba d'une foule en furie. Confronté à l'absence totale de preuves matérielles (documents, enregistrements) étayant ses affirmations relatives au « retrait du matelas et à l'interdiction d'uriner », Momo Cissé a reconnu son erreur de n'avoir pas vérifié l'information. Momo Cissé a reconnu avoir prononcé à deux reprises : « Est-ce que ni la procureur d'auto saisiro. Soyons sérieux !!! ». À ce titre, il a toutefois réfuté avoir voulu jeter le discrédit sur l'institution judiciaire ou la police, soutenant qu'il s'est limité à « donner son opinion » et à « faire une analyse ». Interpellé sur ses motivations, Momo Cissé a précisé qu'il ne connaît pas personnellement Nourah Ba et qu'il n'a reçu aucune sollicitation, contrepartie financière ni aucun mandat d'un groupe de pression ou d'une entité étrangère pour se pencher sur « l'affaire Nourah Ba ». Invité à consentir librement à l'exploitation de son téléphone portable (iPhone 12 Pro Max) pour la manifestation de la vérité, le journaliste-chroniqueur a expressément refusé de donner son consentement, soutenant l'avoir laissé chez lui pour défaut de charge. En conclusion,
Momo Cissé
a révélé avoir été « induit en erreur par des personnes venues apporter leur soutien à Nourah Ba » et dit avoir agi « sous le coup de l'émotion ». Dans cette dynamique, il s'est dit disposé à présenter incessamment des excuses publiques à l'antenne et à inviter ses collaborateurs à plus de vigilance. La mesure de garde à vue, d'une durée de 17 heures, prise à l'encontre de Momo Cissé s'est déroulée sans incident.
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- Length
- 587 words · 3 min read
- Published
- October 17, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews