Emprunt du Sénégal : 338,2 milliards de FCFA souscrits, soit 169,1 % de l’objectif initial
Le deuxième appel à l’épargne de l’État en 2026 a recueilli 338,2 milliards de FCFA pour 200 milliards visés. Isaac Mbaye y voit une confiance renouvelée.

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Lors du deuxième appel public à l’épargne de l’État du Sénégal en 2026, les investisseurs ont souscrit 338,2 milliards de FCFA, alors que l’objectif était fixé à 200 milliards. Le taux de couverture atteint 169,1 %.
Pour Isaac Mbaye, directeur général d’Invictus Capital & Finance, ce résultat témoigne de la confiance des investisseurs dans la signature de l’État et dans les modalités de l’opération. Comme l’écrit Lesoleil, Invictus Capital & Finance en était l’arrangeur-chef de file.
Cette demande s’inscrit dans une mobilisation plus large de l’épargne régionale. Le Sénégal a notamment levé 100 milliards de FCFA en bons du Trésor à 364 jours en mars 2026, pour sa 11ᵉ intervention sur cette maturité. L’État a aussi lancé un emprunt obligataire visant à mobiliser 400 milliards de FCFA, sa quatrième opération de ce type de l’année, afin de financer des projets inscrits au budget.
La structuration de l’appel à l’épargne en quatre tranches, avec des échéances et des rendements différents, visait les besoins de plusieurs catégories de souscripteurs : banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite, sociétés de gestion et particuliers. Les rendements annoncés allaient de 6,40 % à 6,95 % pour des maturités comprises entre 3 et 10 ans.
Isaac Mbaye juge la signature souveraine sénégalaise crédible. Il met notamment en avant l’absence de défaut sur le marché régional et le respect des engagements envers les investisseurs. Il estime également que la capacité à placer une tranche à 10 ans montre une demande qui ne se limite pas au financement à court terme.
Cette capacité à emprunter doit toutefois s’apprécier au regard de l’enjeu de soutenabilité. Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko en 2024, les autorités ont révélé une dette publique bien supérieure aux chiffres précédemment avancés. Le Sénégal doit désormais concilier le service de sa dette obligataire avec les exigences du FMI et l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières, un équilibre déterminant pour sa crédibilité auprès des investisseurs.
Au 15 octobre 2026, la BRVM affichait une capitalisation de près de 21 000 milliards de FCFA pour le compartiment actions et de plus de 13 500 milliards pour le compartiment obligataire. L’entretien est signé Demba Dieng.
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- Length
- 362 words · 2 min read
- Published
- October 16, 2026
- Byline
- Faty BA
- Source
- Senego