Election MRC : malgré le feu vert administratif, Willy Mengue tente un nouveau stratagème pour faire annuler la tenue de la convention
Le climat reste électrique au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). À peine le parti avait-il obtenu le 28 septembre le récépissé autorisant la tenue de sa convention extraordinaire que Willy Mengue, militant exclu et contestant cette exclusion devant les tribunaux, lançait une nouvelle offensive pour tenter d’empêcher la réunion appelée à […]

Le climat reste électrique au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). À peine le parti avait-il obtenu le 28 septembre le récépissé autorisant la tenue de sa convention extraordinaire que Willy Mengue, militant exclu et contestant cette exclusion devant les tribunaux, lançait une nouvelle offensive pour tenter d’empêcher la réunion appelée à désigner le successeur de Maurice Kamto. La délivrance du récépissé marque une étape importante pour le MRC. Signé par le sous-préfet de Yaoundé IV, le document prend acte de la déclaration de réunion publique déposée le 23 septembre par Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint n°1 du parti. La convention extraordinaire est prévue le 17 octobre 2026, de 8 heures à 20 heures, au siège national du MRC à Odza. Cette autorisation met provisoirement fin à plusieurs mois d’incertitudes administratives entourant l’organisation des activités publiques du parti.
Willy Mengue invoque un risque de troubles
Mais moins de vingt-quatre heures après cette décision, Willy Mengue a saisi la même autorité administrative. Dans une correspondance adressée au sous-préfet, il évoque des « tensions internes et des risques de troubles à l’ordre public » pour demander l’interdiction de la convention. Se présentant comme conseiller régional et membre du MRC, il fonde notamment sa démarche sur la procédure judiciaire qui l’oppose au parti, après avoir fait appel de la décision rendue en première instance dans le litige relatif à son exclusion. Cette nouvelle offensive s’inscrit dans la continuité du contentieux qui l’oppose depuis plusieurs mois à la direction du MRC. Willy Mengue a vivement contesté la légalité du retour de Maurice Kamto à la tête du parti à l’issue de la convention extraordinaire de décembre 2025.
La réaction du camp du MRC n’a pas tardé. Dans une tribune, Me Sikati, cadre et conseil juridique du parti, estime que la démarche de Willy Mengue ne repose sur aucun fondement susceptible d’empêcher la tenue de la convention. L’avocat rappelle notamment que l’appel formé contre l’ordonnance rendue en référé n’a pas d’effet suspensif. En s’appuyant sur les dispositions des articles 189 et 191 du Code de procédure civile et commerciale, il soutient que la décision ayant permis la délivrance du récépissé demeure pleinement exécutoire tant qu’elle n’a pas été infirmée par la Cour d’appel. Autrement dit, selon cette analyse, l’autorisation administrative accordée au MRC conserve toute sa validité.
Après la démission de Maurice Kamto de la présidence nationale, plusieurs candidatures se sont déclarées pour prendre les rênes du parti, parmi lesquelles celles de Tiriane Balbine Noah, Pierre Emmanuel Binyam et Bris Ronnic Djolako. Ce dernier s’étant désisté, il ne reste plus qu’une course à deux entre Binyam et Noah. Alors que la campagne interne bat son plein, Willy Mengue, le militant éconduit, entend poursuivre son combat sur le terrain judiciaire et administratif. Son initiative confirme que, même après le départ de Maurice Kamto de la présidence du parti, les contentieux internes qui secouent le MRC restent loin d’être définitivement réglés.
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- 489 words · 2 min read
- Published
- September 30, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle