Abidjan, 31 août 2026 (AIP) – Les autorités chinoises ont alerté, dimanche 30 août 2026, sur la formation d’un nouveau lac d’altitude provoquée par un glissement de terrain dans l’Himalaya, faisant craindre une nouvelle catastrophe dans une région déjà durement touchée par de violentes crues et des glissements de terrain. Selon la chaîne publique chinoise [...]
Abidjan, 31 août 2026 (AIP) – Les autorités chinoises ont alerté, dimanche 30 août 2026, sur la formation d’un nouveau lac d’altitude provoquée par un glissement de terrain dans l’Himalaya, faisant craindre une nouvelle catastrophe dans une région déjà durement touchée par de violentes crues et des glissements de terrain.
Selon la chaîne publique chinoise CCTV, des drones de surveillance ont détecté, dans la soirée du 29 août, un glissement de terrain sur un versant montagneux situé à 2,8 kilomètres en aval du lac de barrage Purepuqiang Tsangpo, qui avait déjà menacé les opérations de secours les jours précédents.
Les équipes de secours déployées près du port frontalier de Gyirong ont été déplacées vers des zones plus sûres, en raison du risque d’effondrement du barrage naturel susceptible de libérer d’importantes quantités d’eau dans la vallée.
Cette nouvelle menace intervient après les violentes crues soudaines et les glissements de terrain qui ont frappé, le 26 août, la zone frontalière entre le Népal et le Tibet chinois, faisant près d’un millier de morts et de disparus.
Les autorités suivent également de près l’évolution des conditions météorologiques, alors que la région est en pleine saison de mousson et que les fortes pluies continuent de faire monter le niveau des cours d’eau. Les secouristes intervenant aux abords de la rivière Bhotekoshi ont ainsi été appelés à la plus grande prudence.
Les opérations de secours visant à retrouver une centaine d’ouvriers présumés coincés depuis mercredi dans un tunnel du chantier d’un barrage hydroélectrique ont notamment été suspendues dimanche en raison de la montée des eaux.
Face à cette catastrophe, le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, et le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, ont mis en garde contre les effets croissants du changement climatique dans l’Himalaya.
« Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l’humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz rend des tragédies comme celle-ci beaucoup plus probables, fréquentes et graves », a alerté Simon Stiell.
Les glaciers de l’Himalaya, source d’eau essentielle pour près de deux milliards de personnes, fondent rapidement sous l’effet du réchauffement climatique, fragilisant les écosystèmes et augmentant les risques d’effondrements, de glissements de terrain et de crues soudaines.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un glacier ayant entraîné un important torrent de débris en aval.
« Le Népal émet moins de 0,01 % des gaz à effet de serre, mais le peuple népalais figure parmi les principales victimes du changement climatique », a souligné le ministre népalais des Affaires étrangères, appelant la communauté internationale à renforcer la protection de l’écosystème himalayen.
(AIP)
tls/cmas