Toitures percées, plafonds endommagés, manque d’eau… L’école primaire Elhadj Sidiki Traoré fortement dégradée à Kérouané
AI summary
L’école primaire Elhadj Sidiki Traoré de Kérouané fait face à d’importantes difficultés liées à l’état de ses infrastructures. Bâtiments vieillissants, toitures fortement dégradées, portes et fenêtres endommagées, cour insuffisamment sécurisées, toilettes vieillissantes et surtout absence d’un point d’eau fonctionnel : les conditions de travail et d’apprentissage restent préoccupantes dans cet établissement. Face à cette situation, le directeur de l’école lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour une rénovation de l’établissement, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.
Située dans la commune urbaine de Kérouané, l’école primaire Elhadj Sidiki Traoré porte aujourd’hui les stigmates du temps. Plusieurs bâtiments qui accueillent quotidiennement les élèves présentent un état de dégradation avancé. Selon le directeur de l’établissement, Moussa Camara, une partie des bâtiments avait été construite en 1990 par la société Africof. Plus de trois décennies après, les infrastructures nécessiteront désormais une rénovation importante.
« J’ai trouvé une école qui est vraiment vieille, les bâtiments sont vétustes. Selon les informations, les bâtiments que vous voyez là, la société Africof avait construit trois bâtiments. Il y a un bâtiment de trois salles de classe et un autre bâtiment d’une salle qui abrite la sixième année, les CM2. Tous ces bâtiments construits par la société Africof datent de 1990. De 1990 à maintenant, franchement parlant, le temps a laissé des empreintes sur les bâtiments. Donc je veux dire que les bâtiments sont vraiment vétustes, très vétustes. Les tôles ne sont pas en bon état, il y a assez de trous au niveau des toitures. Les portes sont abîmées. Franchement, cette école a besoin d’être retouchée, rénovée. Les fenêtres sont également endommagées. Le toit n’est plus en bon état et les plafonds ont presque complètement quitté leur place. La majeure partie est déjà dégradée », a expliqué Moussa Camara.
La situation est également préoccupante dans le bâtiment construit par la communauté, qui abrite notamment les classes de CP et de deuxième année. Le directeur déplore l’état général de cette infrastructure, mais surtout sa faible hauteur, qui affecte la luminosité des salles en fin de journée.
« Maintenant, le premier bâtiment qui a été construit par la communauté, qui abrite les CP, la première année et les deux deuxièmes années, souffre également. Vous-même vous avez vu, c’est un bâtiment construit par la communauté. Le bâtiment est vieux, très vieux et dégradé. Le toit n’est pas bon et la hauteur n’est pas dans les normes. À partir de 17 heures jusqu’à 17h30, on découvre que les classes deviennent noires. La visibilité des enfants et même celle de l’enseignant en situation de classe est réduite à cause de l’ombrage, parce que le bâtiment n’est pas suffisamment haut », at-il déploré.
À cette difficulté s’ajoute l’état des fenêtres, du sol et de la toiture. Des fenêtres ont été remplacées par des claustras, tandis que le sol est lui aussi fortement dégradé.
« Les fenêtres aussi, il n’y en a plus. Elles ont été remplacées par des claustras. Vous voyez ce que cela fait. Le sol est aussi complètement dégradé. Le toit et le sol sont complètement dégradés. Donc vraiment, je lance un appel aux personnes de bonne volonté et même à l’État de venir en aide, c’est pour que l’école primaire Elhadj Sidiki Traoré change vraiment de physionomie », a lancé le directeur.
Au-delà des salles de classe, la cour de l’école constitue également une source de frustration pour l’administration. Certains piliers du mur d’enceinte sont dégradés et la hauteur de la clôture ne permet pas de sécuriser suffisamment l’établissement. Cette situation favorise notamment l’intrusion de jeunes du quartier qui utilisent la cour de l’école comme espace de jeu, parfois pendant les heures de cours.
« La cour aussi à des problèmes. Les piliers commencent à avoir des problèmes et certains sont complètement dégradés. Le mur également n’est pas tellement élevé. Nous avons des problèmes parce que, de 15 heures à 16 heures, on verra que les enfants du quartier, les jeunes garçons qui jouent au football dans notre cour nous fatiguent. Parfois, ils viennent avec des moteurs roulants, des motos et autres, sans permission, et ils rentrent dans la cour. S’il se trouve que l’enseignant est en situation de cours, le bruit des moteurs peut vraiment perturber les cours », a expliqué Moussa Camara.
Le directeur dénonce également les intrusions par-dessus le mur d’enceinte et les nuisances sonores provoquées par les matchs de football.
« Parfois même, ils ne passent pas par la porte, mais ils sautent sur le mur pour descendre à l’intérieur. Quand ils jouent au terrain, avec le ballon, vous-même vous savez ce que cela veut dire. Quand un mais est marqué, c’est la joie, ce sont des bruits et on ne comprend rien. Ça veut dire que nous sommes là, la cour appartient à la fois à la jeunesse et à l’école. Donc si on trouve quelqu’un qui peut nous aider, même à garantir un peu les murs pour empêcher les enfants ou les joueurs de sauter pour entrer à l’intérieur, vraiment ça nous fera plaisir », at-il plaidé.
Les toilettes de l’établissement existent, mais leur état reste lié à celui des autres infrastructures. L’école dispose de douze cabines, réparties équitablement entre filles et garçons.
« Les toilettes sont passables. Comme je l’ai dit, les bâtiments sont vétustes, donc la toilette est aussi dans la même situation. Il y a certaines portes qui ont quitté. Nous avons au total 12 cabines : six cabines pour les filles et six autres cabines pour les garçons. Le bâtiment est vieux, mais quand même, on l’utilise », a précisé le directeur.
Mais parmi les difficultés auxquelles l’école est confrontée, le manque d’eau apparaît comme l’une des plus préoccupantes. L’établissement disposait d’un point d’eau, mais celui-ci n’est plus fonctionnel. Le directeur évoque des actes de vandalisme qui auraient contribué à la dégradation des installations et à la disparition des robinets.
« Maintenant, le problème d’eau, c’est ce qui est le besoin criant de cette école. Le robinet qui était là, moi je ne l’ai pas trouvé fonctionnel. Selon les informations, la directrice que j’ai remplacé avait eu d’énormes problèmes autour de ce fourrage, de ce robinet. Notre école est voisine des bars, des restaurants et des buvettes qui entourent l’établissement. Parfois, les gens sautent par le mur pour descendre et retirer même la tête du robinet, pour l’endommager. Parfois, ils viennent même vandaliser les portes de nos différentes classes », a rapporté Moussa Camara.
Selon lui, les actes de vandalisme ne se limitent pas aux robinets. Certaines personnes profitent de la nuit pour pénétrer dans l’établissement et dégrader les installations. « Nous ne sommes pas seuls ici à l’école. Il y a certaines personnes qui viennent ici la nuit, dont on ne connaît pas l’identité. Elles viennent vandaliser même les robinets, enlever les têtes et les vendre à des prix dérisoires pour avoir au moins quelques sous. Donc on n’a plus d’eau. Pour couper court, on n’a plus d’eau ici. Pas de fourrage, pas de robinet », at-il déploré.
En attendant une solution durable, l’école doit compter sur les élèves eux-mêmes pour assurer une partie de ses besoins quotidiens en eau. Des bidons de 20 litres sont utilisés pour transporter l’eau depuis les concessions voisines.
« Là où je vous parle, l’eau que nous utilisons ici, nous avons des bidons de 20 litres. Ces bidons de 20 litres, c’est ce qu’on donne aux enfants. Ils vont puiser de l’eau dans le quartier pour l’amener à l’école », a expliqué le directeur.
Pour Moussa Camara, la situation appelle désormais une intervention des autorités, des partenaires et des personnes de bonne volonté. L’objectif est de permettre à l’école de disposer d’infrastructures plus adaptées, sécurisées et propices à l’apprentissage.
Entre bâtiments construits depuis plusieurs décennies, toitures percées, plafonds dégradés, salles de classe peu éclairées, clôture insuffisante et absence d’eau, l’école primaire Elhadj Sidiki Traoré attend ainsi une réponse à la hauteur de ses besoins.
De Kérouané, Kaïn Naboun Traoré envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : (+224) 621144891
The post Toitures percées, plafonds endommagés, manque d’eau… L’école primaire Elhadj Sidiki Traoré fortement dégradée à Kérouané first appeared on Guineematin.com.
Follow the story
About this article
- Length
- 1,352 words · 7 min read
- Published
- October 9, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com