Vice-présidence : Cabral Libii répond à Abel Elimbi Lobé et défend sa position
Cabral Libii répond aux critiques suscitées par son appel à Paul Biya pour que soit pourvu le poste de vice-président prévu par la Constitution. Invité de l’émission « Audience Privée » sur Times TV, le président du PCRN a notamment répliqué à Abel Elimbi Lobé, qui estimait quelques jours plus tôt qu’il n’avait « rien […]

Cabral Libii répond aux critiques suscitées par son appel à Paul Biya pour que soit pourvu le poste de vice-président prévu par la Constitution. Invité de l’émission « Audience Privée » sur Times TV, le président du PCRN a notamment répliqué à Abel Elimbi Lobé, qui estimait quelques jours plus tôt qu’il n’avait « rien à dire au président » sur cette question.
Le désaccord porte notamment sur le rôle joué par le PCRN lors de la révision constitutionnelle. Dimanche 20 septembre, dans « Libre Expression » sur Info TV, Abel Elimbi Lobé avait reproché à Cabral Libii d’avoir participé au processus parlementaire ayant conduit à l’instauration de la vice-présidence, avant d’interpeller le chef de l’État sur sa mise en œuvre. Cabral Libii ne conteste pas le soutien de son parti à la réforme, mais explique aujourd’hui les raisons qui avaient conduit le PCRN à l’accompagner.
« Je réponds que ce sont de regrettables élucubrations, d’embrouillés, d’ignorants et d’incultes. Mais je ne m’arrêterai jamais de faire œuvre utile, et notamment œuvre pédagogique. Et j’espère qu’ils sont à l’écoute et qu’ils tendent l’oreille et que vous me laisserez expliquer. Lorsque la révision de la Constitution a été annoncée à l’Assemblée nationale, nous du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, nous étions pour. C’est capté ? Et il y a des documents qui ont été rendus publics qui l’attestent. Notamment la déclaration que j’ai faite dans la commission spéciale qui a examiné la loi et dans les propositions d’amendement que nous avons introduites, qui étaient portées notamment par mon collègue le député Bienvenu Ndjip. »
Le député explique que son parti avait notamment vu dans la création de cette fonction une possibilité de contribuer à l’apaisement de la crise anglophone. Selon son récit, les attentes du PCRN sur ce point n’ont cependant pas été satisfaites par le texte finalement soumis au Parlement.
« Nous étions d’accord pour deux raisons principales. Il y en a même une troisième. La première, c’était la crise anglophone. Nous, au PCRN, nous pensons et nous pensions que la fonction du vice-président aurait pu participer de l’apaisement de la crise anglophone. Mais que ne fut grande notre déception lorsque nous apprîmes que le texte qui était venu n’abordait pas clairement la question. Je peux vous dire que même si les gens ne parlent pas toujours, c’était un deuil à l’Assemblée nationale pour les députés et sénateurs anglophones. C’était l’une des attentes les plus importantes. »
Cabral Libii avance une deuxième considération : l’âge du président de la République. Il soutient que, malgré ses réserves sur les modalités retenues pour la désignation du vice-président, le PCRN considérait qu’une telle fonction pouvait permettre au chef de l’État d’être assisté.
« La deuxième raison c’était l’âge du président. Je ne m’attarderai pas dessus, tout le monde connaît cet âge. Donc, lorsque le texte arrive, nous découvrons, non seulement nous sommes déçus pour la question anglophone, mais nous découvrons que le texte comporte un autre problème : le vice-président va être nommé. Et là encore, nous leur disons, okay pour nous, notamment au regard de l’âge du président, il n’est pas mauvais qu’il soit assisté d’un vice-président. Surtout que le régime juridique qui est clairement fixé par la Constitution, c’est le régime de l’assistance. Donc le texte ne donne pas d’attribution propre au vice-président, il est simplement un assistant du président de la République », a déclaré Cabral Libii sur Times TV.
La réponse vise ainsi directement l’argument de ses détracteurs selon lequel son soutien à la révision constitutionnelle rendrait incohérent son appel actuel. Abel Elimbi Lobé défend, lui, une lecture différente : il estime que la participation de Cabral Libii au processus parlementaire affaiblit sa contestation actuelle et rappelle que le Premier ministre demeure au centre de l’action gouvernementale.
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- Published
- September 24, 2026
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- Lebledparle.com JBM
- Source
- Le Bled Parle