Kébémer : 169 cas de maladie mystérieuse en 48 heures, les autorités en alerte

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Fièvre, diarrhée et vomissements... À Kébémer, une mystérieuse maladie sature le district sanitaire avec déjà 169 cas confirmés en 48 heures. Alors que le médecin-chef du district sanitaire de Kébémer, Dr Tahirou Mbaye, annonce des prélèvements d’urgence, la rumeur d’un empoisonnement de l’eau ou d’une nouvelle diphtérie crée une névrose obsessionnelle. Le spectre d’un péril sanitaire invisible et dévastateur vient plonger la capitale du Gueth dans une psychose obsessionnelle et collective. En l’espace de 48 heures seulement, une maladie mystérieuse et foudroyante s’est propagée comme une traînée de poudre à Kébémer, infectant simultanément plus d’une centaine de personnes. Face à ce déferlement de malades présentant un tableau clinique identique composé d’une forte fièvre, de diarrhées aiguës et de vomissements incoercibles, le centre de santé local s’est retrouvé totalement submergé et pris d’assaut par les familles paniquées. Pour endiguer ce qui s’apparente cliniquement à un début d’épidémie, les autorités médicales ont décrété le confinement strict de tous les patients admis.
Une propagation qui a pris le corps médical de court
La vitesse de propagation du mal a pris le corps médical de court. Interrogé sur la nature exacte du pathogène, le médecin-chef du district sanitaire de Kébémer, Dr Tahirou Mbaye, a confessé que l’origine de l’affection demeurait scientifiquement inconnue à ce jour. Selon certains témoignages, les premiers signes de la maladie ont commencé à apparaître ce lundi, jour du marché hebdomadaire de Kébémer. Un marché qui polarise plusieurs villages, un brassage humain, terreau fertile à la transmission de la maladie. D’ailleurs, plusieurs personnes contaminées viennent de ces villages. De fait, en seulement deux jours, les symptômes ont touché 169 personnes. « Et ce chiffre est en train d’évoluer, car le flux de malades continue vers le district débordé », souffle le médecin-chef, qui tente de rassurer. « La situation est sous surveillance étroite, mais nous ignorons encore s’il s’agit d’une intoxication alimentaire de masse, d’une contamination hydrique ou d’un virus hautement contagieux. Des prélèvements biologiques et des analyses de laboratoire ont été lancés en urgence pour identifier le mal », confie-t-il sous le sceau de l’urgence. Pour un autre épidémiologiste de la région, le doute n’est plus permis : l’apparition simultanée de tant de cas, en un même lieu et en un temps si record, coche toutes les cases d’une épidémie d’envergure. Pour faire face à cette saturation des capacités d’accueil, les blouses blanches se démènent sans relâche, soumettant les soixante contaminés à un traitement de choc intensif pour éviter les cas de déshydratation sévère.
Un confinement durci dans une région déjà fragilisée
Les mesures de confinement sanitaire ont été durcies autour des salles d’observation afin d’éviter tout risque de fuite ou de contamination aéroportée vers le reste de la population de la région de
Louga
. Cette chape de plomb médicale alimente malheureusement les spéculations les plus folles dans les artères de Kébémer. Les habitants vivent dans la crainte obsessionnelle d’inhaler le mal ou de consommer de l’eau polluée. Il faut dire que le terrain épidémiologique de la zone est déjà fragilisé : la région de Louga sort à peine d’une rude épreuve sanitaire, après avoir enregistré 47 cas avérés de diphtérie, dont huit s’étaient déclarés au cœur même de Kébémer. En attendant le verdict des laboratoires de Dakar, la direction de la santé publique appelle la population au calme.
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About this article
- Length
- 550 words · 3 min read
- Published
- November 5, 2026
- Byline
- Thierno Gueye
- Source
- Senenews