Maroc–Libye : L’accueil de Khaled Haftar à Rabat, un signal clair au régime militaire Algérien
La visite officielle au Maroc du Général Khaled Haftar, Chef d’état-major Général de l’Armée nationale libyenne, intervient dans un contexte régional marqué par les rivalités d’influence et les tensions géopolitiques. Au-delà du renforcement annoncé de la coopération militaire entre Rabat et les autorités de l’Est libyen, cette séquence diplomatique met en lumière les limites de …
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La visite officielle au Maroc du Général Khaled Haftar, Chef d’état-major Général de l’Armée nationale libyenne, intervient dans un contexte régional marqué par les rivalités d’influence et les tensions géopolitiques. Au-delà du renforcement annoncé de la coopération militaire entre Rabat et les autorités de l’Est libyen, cette séquence diplomatique met en lumière les limites de la stratégie de confrontation entretenue par le régime militaire algérien.
Le Maroc confirme une nouvelle fois sa place d’acteur incontournable dans les équilibres sécuritaires régionaux. Le dimanche 11 octobre 2026, le Général Khaled Haftar, chef d’état-major général de l’Armée nationale libyenne relevant du commandement basé dans l’Est du pays, est arrivé au Royaume pour une visite officielle de plusieurs jours. À son arrivée, il a été accueilli par le Général de brigade Murad Al-Mounir, vice-inspecteur Général des Forces armées royales, accompagné de plusieurs hauts responsables militaires marocains.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de rapprochement militaire et sécuritaire entre les deux parties, avec pour objectifs annoncés le renforcement de la coordination, l’échange d’expertises et le développement de la coopération bilatérale.
Pour le régime militaire algérien, qui a fait de la rivalité avec le Maroc un axe majeur de sa politique régionale, le renforcement des relations entre Rabat et des acteurs stratégiques de l’Est libyen constitue un développement politique à observer de près.
Depuis la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec le Royaume en août 2021, les autorités algériennes ont entretenu un climat de tension qui hypothèque les perspectives de coopération maghrébine. Cette orientation, marquée par la méfiance et la confrontation, contraste avec la démarche marocaine privilégiant les partenariats bilatéraux et la coopération institutionnelle.
Dans ce contexte, la présence de Khaled Haftar à Rabat rappelle une réalité que les calculs de puissance ne peuvent effacer : le Maroc demeure libre de développer ses relations avec les partenaires qu’il juge utiles à ses intérêts nationaux et à la stabilité régionale.
Une leçon pour le régime militaire algérien:
La diplomatie marocaine n’a pas besoin de multiplier les déclarations hostiles pour défendre ses intérêts. La construction de partenariats, la continuité institutionnelle et le développement de relations militaires structurées constituent des instruments d’influence bien plus durables que les postures de confrontation.
C’est précisément là que réside le contraste avec la politique algérienne : une rivalité entretenue avec le Maroc ne saurait, à elle seule, constituer une stratégie régionale viable. À force de placer l’affrontement au cœur de ses calculs, le pouvoir algérien risque de réduire ses propres marges de manœuvre et d’affaiblir les perspectives d’une coopération maghrébine dont les peuples ont pourtant besoin.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv
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- 425 words · 2 min read
- Published
- October 11, 2026
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- le7tv
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- LE7TV