- Bandjoun : un bus Général Express fonce dans une maison

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Un bus Général Express a percuté une maison dimanche matin à Bandjoun. Aucun mort, des blessés. Les témoins évoquent un excès de vitesse. Enquête en cours.
Un bus de l'agence Général Express a quitté la route dimanche matin à Bandjoun, dans la région de l'Ouest, avant de percuter une maison. Aucune victime mortelle n'est à déplorer selon les premières informations. Des blessés sont signalés, sans bilan précis à cette heure.
Les habitants du domicile étaient à l'intérieur.
Bandjoun : un bus Général Express fonce dans une maison
Un bus Général Express a quitté sa trajectoire ce dimanche matin à Bandjoun, région de l'Ouest. Il a terminé sa course dans une habitation. Aucun mort selon les premières informations. Des blessés sont signalés. Des témoins évoquent un excès de vitesse. L'enquête devra établir les causes exactes.
Bandjoun, dimanche matin
Il est tôt. La route nationale n°4 traverse Bandjoun. Un bus de l'agence Général Express roule en direction de Bafoussam, ou en vient. Sur ce point, les informations restent floues.
Le véhicule quitte sa trajectoire. Il percute une maison.
Les habitants du domicile étaient à l'intérieur. « Ils étaient bouche bée. Ils ont failli y passer », rapporte Camerounweb. De façon « miraculeuse », selon le même média, il n'y a pas eu de mort.
Des blessés. Combien ? L'état des victimes n'a pas encore été communiqué par une source officielle. Nous avons tenté de joindre les sapeurs-pompiers de Bandjoun et la délégation régionale des transports dans la matinée. Sans réponse pour l'instant.
Excès de vitesse : l'hypothèse des témoins
Des témoins évoquent une possible perte de contrôle du véhicule, précédée d'un excès de vitesse. C'est ce que rapportent Lebledparle et MMI News, qui citent des témoignages directs.
Cette information n'a pas été confirmée. Aucune communication officielle n'a établi la vitesse du bus au moment du choc. Le chauffeur n'a pas été identifié publiquement.
Ce que l'on sait, c'est que le bus a violemment percuté l'habitation après avoir quitté sa trajectoire. L'ampleur des dégâts matériels reste à préciser. Une enquête devrait déterminer les circonstances exactes.
La route Békoko-Bandjoun, un axe sous tension
Bandjoun se situe sur un axe tristement familier. La route nationale n°5, qui relie Békoko à Bandjoun, occupe la deuxième position dans le classement des routes les plus accidentogènes du Cameroun, après la nationale n°3 Douala-Yaoundé. Une étude publiée sur Retssa-CI identifie 202 virages et doubles virages dangereux sur le tracé.
Le nombre de tués sur cet axe est passé de 34 en 2019 à 43 en 2020. La tendance est à la hausse.
La route nationale n°4, qui traverse Bandjoun, n'est pas épargnée. En décembre 2025, un semi-remorque lancé à vive allure avait percuté plusieurs véhicules au lieu-dit Yom II, à Bandjoun, faisant 18 morts en deux jours sur deux accidents distincts.
Général Express : une histoire d'accidents
L'agence Général Express n'en est pas à son premier accident. En juin 2026, un de ses bus s'était renversé sur l'autoroute Yaoundé-Douala, à une quinzaine de kilomètres après Mbankomo. En août 2025, un accident à Njombé avait fait deux morts et plusieurs blessés.
En 2017, une série d'accidents avait conduit le ministre des Transports de l'époque, Edgar Alain Mebe Ngo'o, à suspendre l'entreprise pour trois mois. La mesure avait ensuite été réduite.
En juillet 2026, la compagnie avait elle-même interdit à ses chauffeurs d'emprunter l'axe direct dégradé entre Douala et Bafoussam, par note de service. Une décision qui dit l'état des routes.
Ce que ça dit de la sécurité routière au Cameroun
L'accident de Bandjoun n'est pas un cas isolé. C'est un symptôme.
Les routes sont dégradées. Les chauffeurs roulent vite pour respecter des horaires intenables. Les contrôles techniques sont aléatoires. Et les compagnies de transport, soumises à une concurrence féroce, ferment parfois les yeux.
Un ancien chauffeur de bus interurbain, joint par téléphone et qui a requis l'anonymat, résume : « On nous donne des délais impossibles. Si tu roules à 80, tu n'arrives pas à l'heure. Alors tu roules plus vite. »
Il n'a pas souhaité s'exprimer sur le cas précis de Bandjoun. « Je ne connais pas ce chauffeur. Mais le système, je le connais. »
L'enquête devra établir les causes exactes de l'accident. Vitesse excessive ? Défaillance mécanique ? Somnolence ? Malaise du conducteur ?
Aucune de ces hypothèses n'est confirmée à ce stade.
Ce qui est certain, c'est que des personnes ont failli mourir dans leur propre maison, un dimanche matin, à Bandjoun. Et que ce genre d'accident, sur cet axe, n'est pas le premier.
Y a-t-il eu des morts dans l'accident de Bandjoun ?
Selon les premières informations disponibles, non. Des blessés sont signalés, sans bilan précis.
Qu'est-ce qui a causé l'accident ?
Des témoins évoquent un excès de vitesse et une perte de contrôle. Aucune confirmation officielle à ce stade. Une enquête est en cours.
Le chauffeur a-t-il été identifié ?
Non. Son identité n'a pas été rendue publique.
Général Express a-t-il déjà eu des accidents ?
Oui. En juin 2026 sur l'autoroute Yaoundé-Douala, en août 2025 à Njombé, et plusieurs fois en 2017, ce qui avait conduit à une suspension temporaire.
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About this article
- Length
- 847 words · 4 min read
- Published
- September 28, 2026
- Byline
- Onana Nestor
- Source
- Camer.be