Affaire de l’Azaan à Goodlands : Des documents officiels rétablissent les faits
L’affaire concernant l’Azaan émanant de la Jummah Mosque de Goodlands a été rapportée dans la presse hier, 16 septembre. Selon nos recoupements d’informations, il ne s’agit absolument pas d’une initiative personnelle d’une Senior District Magistrate contre une mosquée ou l’appel à la prière, mais plutôt d’un problème de dépassement des niveaux sonores autorisés par la loi. La législation mauricienne fixe à 55 dB(A) Leq, mesurés à la limite du site, la norme environnementale applicable au bruit émis par un lieu de culte. Or, selon les éléments rapportés dans une déclaration datant d’hier de la magistrate à la police, des exercices de mesure auraient enregistré des niveaux d’environ 70 à 75 décibels, avec d’autres relevés situés autour de 70 à 72 décibels, notamment aux alentours de 5 h. Un courrier officiel du 20 mai 2026 émanant de l’Environmental Health Engineering Unit du ministère de la Santé vient contredire l’idée selon laquelle cette affaire serait née d’une plainte personnelle de la magistrate. Le document parle clairement d’une « complaint from inhabitants of Goodlands » et indique que plusieurs plaintes avaient été reçues au cours de l’année. Le même courrier confirme également que les autorités concernées avaient déjà procédé à un calibrage du système sonore de la mosquée et que les plaignants s’étaient, pendant un certain temps, déclarés satisfaits. Cependant, à partir du 11 mai 2026, de nouvelles plaintes ont été enregistrées. Après plusieurs interventions, le représentant de la mosquée aurait informé les autorités qu’il ne souhaitait plus réduire le volume des haut-parleurs, certains fidèles ne pouvant, selon lui, entendre l’annonce des prières. Selon la magistrate, le niveau sonore aurait en réalité repris avec davantage d’intensité à partir de février 2026, malgré les interventions des autorités et des assurances qui auraient initialement été données par le président de la mosquée. Elle a également indiqué dans sa plainte que la mosquée procédait à la construction d’un minaret destiné à accueillir six haut-parleurs. Toujours selon sa déclaration, le District Council aurait informé les habitants qu’aucune demande de Building and Land Use Permit (BLP) n’avait été déposée pour cette construction. Ce point demeure toutefois une affirmation rapportée dans sa déclaration et devrait être confirmé directement auprès du conseil de district compétent. La magistrate souligne clairement que le problème n’a jamais été l’Azaan en lui-même, mais plutôt le niveau de son amplification. La question soulevée est tout simplement de savoir si les limites prévues par la loi sont respectées. Cette dernière précise n’avoir jamais déposé de plainte en son seul nom et soutient que ces initiatives avaient été prises collectivement par des habitants de Goodlands. Elle ajoute qu’elle habite dans cette localité depuis plus de quinze ans et qu’elle n’avait jamais formulé de plainte auparavant, le problème n’ayant commencé, selon elle, que l’année dernière. La magistrate affirme que le fait d’avoir été publiquement identifiée comme celle ayant prétendument déposé une plainte contre la mosquée modifie significativement la perception de l’affaire. Cela peut laisser penser au public qu’il s’agit d’un conflit personnel ou religieux, alors que les documents disponibles soulignent un problème d’ordre collectif déjà identifié et suivi par les autorités. La Senior District Magistrate dénonce la diffusion d’allégations qu’elle estime inexactes et qui lui sont gravement préjudiciables, alors que des documents officiels faisant état de plaintes émanant de plusieurs habitants existent. Elle déplore la circulation de publications à caractère hostile, certains internautes allant jusqu’à chercher des informations sur son adresse, ce qui aurait fait naître chez elle de sérieuses craintes pour sa sécurité et celle de sa famille. Elle soutient également que cette affaire pourrait porter atteinte à son honneur, à sa réputation professionnelle, ainsi qu’à l’image d’impartialité attachée à ses fonctions de magistrate. Ce que les documents disponibles indiquent : des habitants se sont plaints à plusieurs reprises, les autorités sont intervenues, le niveau du bruit a été mesuré et s’est révélé supérieur à la norme applicable aux lieux de culte. La question porte ainsi sur le respect de la loi et non sur l’Azaan.
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- 678 words · 3 min read
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- September 18, 2026
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- ion
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- IONNEWS