
Après l’annonce d’un accord technique avec le FMI, Ousmane Sonko a demandé la publication du mémorandum et un débat à l’Assemblée nationale.
Le Sénégal et le Fonds monétaire international ont annoncé la conclusion d’un accord technique. Sa validation définitive reste conditionnée à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.
Avant son remplacement au poste de Premier ministre le 25 mai 2026, l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko avait participé à plusieurs mois de discussions sur ce dossier. Devenu président de l’Assemblée nationale, il a estimé que les annonces officielles ne permettaient pas encore de connaître les engagements précis du Sénégal.
La transparence de l’accord avec le FMI constitue le principal point de sa demande. Il a réclamé des explications sur le traitement de la dette, la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des ressources intérieures et la maîtrise des dépenses publiques.
Ousmane Sonko a aussi évoqué les filets de protection sociale, le contrôle des entreprises publiques et les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires. Il a demandé des précisions sur le devenir des audits internationaux de la dette, présentés auparavant comme une exigence.
Cette prise de position, publiée sur les réseaux sociaux, s’appuie sur l’idée que les engagements seraient pris au nom de tous les Sénégalais et pourraient peser sur les finances publiques ainsi que sur les générations futures. L’ancien Premier ministre a affirmé que certaines orientations retenues risquaient de reproduire « les erreurs du passé ».
Comme le rapporte EMedia, il a demandé au gouvernement de rendre public le mémorandum de politiques économiques et financières. À défaut, il souhaite que le document soit transmis aux députés pour permettre un débat public à l’Assemblée nationale.
Selon Ousmane Sonko, les grandes lignes de ces engagements devraient figurer dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027. Ce dernier doit être soumis à l’Assemblée nationale en octobre 2026.