
Âgée de 16 ans au moment des faits, Maimouna Fall (prénom d'emprunt), une domestique, a comparu devant la Chambre criminelle de Dakar dans une affaire de viols présumés et de pédophilie. Elle accuse Modou Gueye, l’époux de sa patronne, de l’avoir agressée sexuellement en 2024. Les faits remontent au 8 septembre 2024. La victime, aujourd’hui âgée de 18 ans, avait alors saisi sa mère, Mme Fatou Diouf, pour lui faire part des faits dont elle disait avoir été victime. Elle expliquait notamment s’êtr
Âgée de 16 ans au moment des faits, Maimouna Fall (prénom d'emprunt), une domestique, a comparu devant la Chambre criminelle de Dakar dans une affaire de viols présumés et de pédophilie. Elle accuse Modou Gueye, l’époux de sa patronne, de l’avoir agressée sexuellement en 2024.
Les faits remontent au 8 septembre 2024. La victime, aujourd’hui âgée de 18 ans, avait alors saisi sa mère, Mme Fatou Diouf, pour lui faire part des faits dont elle disait avoir été victime. Elle expliquait notamment s’être rendue chez sa patronne pour travailler lorsqu’elle aurait été agressée.
Selon son récit, Modou Gueye aurait surgi avant de la violer malgré sa résistance et ses appels à l’aide. Après les faits, elle affirme avoir constaté des traces de sang sur ses vêtements et en avoir informé sa mère, qui s’était ensuite rendue auprès de l' Accusé avant de saisir les autorités.
entendu par le Juge d’instruction, Modou Gueye avait contesté les accusations. Il avait toutefois reconnu l’existence de rapports sexuels avec la domestique de son épouse, affirmant qu’ils étaient consentis. Il avait également déclaré entretenir une relation avec la jeune fille et indiqué qu’ils avaient eu des rapports à plusieurs reprises. À la barre, l’accusé a maintenu cette version. La victime, de son côté, a réaffirmé ses accusations et soutenu n’avoir jamais consenti à l’acte sexuel. Le dossier comporte également des éléments médicaux versés à la procédure. La victime avait notamment produit un certificat médical faisant état de déchirures hyménales récentes.
La partie civile réclame 50 millions de francs CFA à titre de réparation. Le conseil de la victime soutient que les faits ont causé un préjudice important à sa cliente. De son côté, la défense a plaidé l’acquittement, estimant que les rapports sexuels entre les deux parties étaient consentis. À titre subsidiaire, elle a demandé que la Partie civile soit déboutée de sa demande d’indemnisation. Le procureur a, pour sa part, requis 20 ans de réclusion criminelle contre Modou Gueye, ainsi qu’une amende de 2 millions de francs CFA. Le délibéré est fixé au 6 octobre 2026.