Adieu tonton Mody Niang : Xalima perd une plume, le Sénégal perd une conscience
Hommage de la rédaction de Xalima à l’un de ses anciens chroniqueurs Il est des disparitions qui nous touchent au-delà de la nouvelle qu’elles représentent. Celle de Mody Niang, survenue ce samedi 17 octobre 2026, est de celles-là. Pour Xalima, ce n’est pas simplement un intellectuel sénégalais qui s’en va. C’est une plume familière, un […]

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Hommage de la rédaction de Xalima à l’un de ses anciens chroniqueurs
Il est des disparitions qui nous touchent au-delà de la nouvelle qu’elles représentent. Celle de Mody Niang, survenue ce samedi 17 octobre 2026, est de celles-là. Pour Xalima, ce n’est pas simplement un intellectuel sénégalais qui s’en va. C’est une plume familière, un ancien chroniqueur de notre plateforme, un homme dont les écrits ont accompagné notre engagement pour une information libre, critique et ouverte au débat.
Aujourd’hui, Xalima est en deuil.
Mody Niang appartenait à cette génération d’intellectuels qui considéraient la parole publique comme une responsabilité. Ancien inspecteur de l’enseignement, écrivain et chroniqueur, il avait fait de l’écriture un prolongement de son engagement citoyen. Ses textes interrogeaient la gouvernance, dénonçaient ce qu’il estimait être des dérives et rappelaient inlassablement l’exigence de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
Il avait ses convictions, ses indignations, ses combats. On pouvait partager ses analyses ou les contester. Mais on ne pouvait ignorer la place qu’il occupait dans le débat public sénégalais.
Une plume qui a marqué l’histoire de Xalima
Pour notre rédaction, Mody Niang restera associé à une certaine idée du journalisme et de la contribution citoyenne.
À travers ses chroniques publiées sur Xalima, il a participé à faire de notre espace médiatique un lieu de confrontation des idées, de réflexion et d’interpellation. Ses contributions faisaient vivre cette conviction qui nous anime depuis la création de notre plateforme : une société démocratique a besoin de voix qui questionnent, de citoyens qui écrivent et de médias qui leur donnent la parole.
Nous nous souvenons de cette écriture directe, de cette volonté de nommer les problèmes, de cette exigence constante de cohérence entre les discours politiques et les actes.
Mody Niang n’écrivait pas pour meubler les colonnes d’un journal. Il écrivait pour interpeller, pour provoquer la réflexion, pour inviter ses lecteurs à ne jamais considérer la gestion de la chose publique comme une affaire réservée aux seuls gouvernants.
Ses chroniques pouvaient déranger. Elles pouvaient susciter la contradiction. C’était aussi leur raison d’être.
Un homme de convictions, au-delà des alternances
Au fil des années, Mody Niang s’est imposé comme une voix critique de la vie politique sénégalaise. Ses prises de position sur la gouvernance, la corruption, la transparence et la responsabilité des dirigeants ont alimenté de nombreux débats.
Son parcours rappelle qu’un intellectuel ne se définit pas uniquement par les fonctions qu’il occupe, mais aussi par les questions qu’il ose poser à son époque.
Son engagement dans l’éducation, ses écrits et ses responsabilités publiques témoignent d’une vie consacrée, sous différentes formes, au service de son pays.
Il aura traversé plusieurs périodes de l’histoire politique contemporaine du Sénégal, avec ses espoirs, ses désillusions et ses exigences.
Merci, doyen Mody Niang
Aujourd’hui, les mots semblent bien modestes pour saluer celui qui en a tant manié.
À sa famille, à ses proches, à ses anciens collègues, à ses lecteurs et à tous ceux qui ont partagé ses combats, la rédaction de Xalima adresse ses condoléances les plus attristées.
Nous voulons surtout lui dire merci.
Merci d’avoir fait confiance à notre plateforme pour accueillir vos réflexions.
Merci d’avoir contribué, par vos écrits, à nourrir le débat public sénégalais.
Merci d’avoir rappelé qu’une plume peut être un instrument de vigilance citoyenne.
Les hommes passent, leurs écrits demeurent. Et dans les archives de Xalima, comme dans la mémoire de ses lecteurs, les contributions de Mody Niang continueront de témoigner de son passage parmi nous.
Doyen Mody Niang, vous avez posé votre plume, mais vos mots continueront de vivre.
Puisse Allah, dans Son infinie miséricorde, vous pardonner vos manquements, accueillir votre âme au Paradis Firdaws et apporter patience et réconfort à votre famille.
Adieu, doyen. Et merci pour tout.
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About this article
- Length
- 618 words · 3 min read
- Published
- October 17, 2026
- Byline
- Xalima
- Source
- Xalima