Retraites internationales précoces en Afrique : Martin Mimb pointe le malaise en sélection

Dans une publication intitulée « Les retraites diplomatiques en Afrique », il décrit des joueurs confrontés aux conflits internes, à une gestion qu’il juge amateur et à un public parfois peu réceptif à leurs revendications. Il rapporte également une conversation avec Marcel Desailly, en 2012, au sujet d’incitations contractuelles et financières proposées par des clubs. Selon son récit, Kevin-Prince Boateng au Milan AC et Desailly à Chelsea auraient été confrontés à de telles offres.
Martin Mimb cite aussi le départ d’Ismaïl Jakobs et le retrait de Joël Matip pour souligner les conséquences sportives de ces décisions. Le Sénégalais a, pour sa part, expliqué vouloir consacrer davantage de temps à son club et à sa famille. Pour le journaliste, une meilleure organisation des sélections et des choix fondés sur le mérite permettraient de limiter ces départs.
La déclaration intégrale de Martin Camus Mimb :
« LES RETRAITES DIPLOMATIQUES EN AFRIQUE
Chaque fois ou presque qu’un international africain encore actif en club annonce sa retraite internationale, il faut y voir deux formes de situations : Soit c’est le ras-le-bol en sélection avec les conflits interminables et l’amateurisme suffoquant, soit c’est une offre non écrite en club qui lui permet de changer de statut sur tous les plans. Parce que la retraite n’est pas culturelle en Afrique. Elle est provoquée par toute cette ambiance. Et comme parler est un affront, ils choisissent la solution de la mise en retraite, qui leur fera revenir en héros au moment du chaos, ou alors exposer par leur absence un malaise que personne ne veut évoquer en public. L’embarras de ces joueurs est souvent lié au le public qui, aveuglé par la passion, refuse d’entendre tout SOS ou toute plainte comme une volonté d’améliorer. Mais revenons sur les deux raisons principales.
En 2012, j’ai eu une conversation très édifiante avec Marcel Dessailly lors de la CAN au Gabon. Kevin Prince Boateng 25 ans, annonçait sa retraite internationale. Il me faisait remarquer qu’après quelques échanges, il a découvert que le Milan AC lui avait offert un pont d’or financier s’il se mettait totalement à la disposition du club, compte tenu du calendrier des compétitions africaines. Et il avait cédé. C’est vrai que parfois cela coïncide avec un mal être en sélection et la proposition prend les allures d’une bouffée d’oxygène. Beaucoup d’internationaux sont confrontés à ces clauses non écrites, sous la forme d’un chantage déguisé. Dessailly me dira qu’il a connu la même situation à Chelsea qui lui proposait deux années supplémentaires de contrat s’il prenait sa retraite internationale. Les contingences l’ont aidé par la suite, mais c’est un problème réel dans le football. Il est plus prononcé en Afrique, parce que l’amateurisme de gestion des joueurs dans les sélections nationales accélèrent la validation de ces propositions indécentes des clubs.
Voir Jakobs à 27 ans laisser l’équipe du Sénégal, ça ne peut être pour des raisons de performance. Et de plus en plus, les sélections africaines sont en perpétuelle reconstruction, à cause des retraites bizarres et, l’orgueil aidant, on croit pouvoir s’en passer. Mais à la réalité, on perd des énergies. Le seul antidote au-delà de la professionnalisation des administrations, est d’instaurer le véritable mérite dans les sélections. Matip est une jurisprudence pour le Cameroun. C’est Liverpool qui en a profité.
Martin Camus MIMB »
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- 547 words · 3 min read
- Published
- November 3, 2026
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- Lebledparle.com JBM
- Source
- Le Bled Parle