Insuffisance d’infrastructures scolaires, enclavement routier, manque d’eau potable… Les habitants de Lensoron (Mandiana) lancent un cri de détresse
Situé dans la sous-préfecture de Saladou, à la frontière entre la Guinée et le Mali, le village de Lensoron, dans la préfecture de Mandiana, fait face à de nombreuses difficultés. Insuffisance d’infrastructures scolaires, enclavement routier, manque d’eau potable et accès limité aux soins de santé : les conditions de vie des habitants restent préoccupantes. À […] The post Insuffisance d’infrastructures scolaires, enclavement routier, manque d’eau potable… Les habitants de Lensoron (Mandiana) lan
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Situé dans la sous-préfecture de Saladou, à la frontière entre la Guinée et le Mali, le village de Lensoron, dans la préfecture de Mandiana, fait face à de nombreuses difficultés. Insuffisance d’infrastructures scolaires, enclavement routier, manque d’eau potable et accès limité aux soins de santé : les conditions de vie des habitants restent préoccupantes. À ces difficultés s’ajoutent des inquiétudes liées à la sécurité dans cette zone frontalière. Les populations lancent un appel aux autorités guinéennes pour une amélioration de leurs conditions de vie, rapporte l’un correspondant de Guineematin.com basé en Haute-Guinée.
À Lensoron, le manque d’infrastructures de base pèse lourdement sur le quotidien des habitants. Dans ce village frontalier du Mali, l’accès à l’éducation et les difficultés de déplacement figurent parmi les principales préoccupations. Abou Diallo, habitant de la localité, déplore l’absence de nouvelles infrastructures scolaires publiques depuis plusieurs décennies et les conséquences de l’enclavement sur les activités économiques.
Abou Diallo, habitant de la localité
« L’école primaire que nous avons ici a été construite en 1970 par nos parents. Depuis cette époque, il n’y a pas d’école construite par l’État guinéen. Pour circuler aussi, c’est un véritable calvaire pour nous. Il n’y a presque pas de route. Les voies que nous empruntons pour nous rendre à Saladou, notre sous-préfecture, sont totalement enclavées. Cela impacte non seulement l’approvisionnement de notre communauté en denrées de première nécessité, mais rend aussi pénible l’acheminement de nos produits agricoles vers les zones de consommation. Parfois, nous sommes obligés d’envoyer nos produits agricoles vers le Mali à cause de l’état des routes qui nous relient aux localités guinéennes. Nous avons comme l’impression que nous sommes totalement oubliés par l’État », a-t-il expliqué.
Au-delà de l’école et des routes, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé constitue également un défi majeur. Avec une population estimée à plus de 4 000 habitants, la localité peine à répondre aux besoins essentiels de ses habitants. Dans cette communauté à vocation agricole, les femmes figurent parmi les personnes les plus éprouvées par ces difficultés.
Harouna Diallo, habitant de Lensoron
« Nous ne disposons pas de points d’eau en nombre suffisant. Selon les estimations établies après le dernier recensement, notre population dépasse les 4 000 habitants. Nous sommes dans une localité à vocation agricole, mais nous manquons d’accompagnement et les femmes sont particulièrement éprouvées. Nous rencontrons énormément de difficultés. Même le centre de santé que nous avons ici est le fruit des efforts de la population. Nous sollicitons donc l’aide de l’État pour améliorer nos conditions de vie », plaide Harouna Diallo, habitant de Lensoron.
La sécurité, une autre préoccupation
La proximité avec le Mali voisin suscite également des inquiétudes chez les habitants de Lensoron. Dans un contexte marqué par la menace djihadiste dans la région, les populations disent craindre pour leur sécurité. Kèlèfa Diallo, président du district, estime que le dispositif existant ne suffit pas à les rassurer. Il plaide pour la construction d’un camp militaire dans la localité.
Kèlèfa Diallo, président du district de Lensoron
« Nous sommes situés à la frontière et, parfois, les djihadistes s’approchent à quelques mètres de nous. Nous ne nous sentons pas en sécurité et nous nous couchons chaque soir avec des inquiétudes. Si l’État pouvait construire un camp militaire ici, cela nous rassurerait davantage et renforcerait notre sentiment de sécurité », confie-t-il.
À travers ces cris d’alarme, les habitants de Lensoron espèrent désormais que leurs appels seront entendus par les autorités guinéennes et que des actions concrètes seront engagées pour désenclaver leur village, renforcer les services sociaux de base et garantir leur sécurité.
De Kankan, Souleymane Kato Camara pour Guineematin.com
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- Length
- 625 words · 3 min read
- Published
- October 18, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com