
La polémique autour de la convention extraordinaire du MRC connaît un nouveau développement. Dans un communiqué officiel publié le 28 août, la direction du parti affirme avoir été contactée par le ministère de l’Administration territoriale pour retirer une correspondance qui lui était destinée. Selon le document, « le secrétaire général adjoint n°1 du MRC a reçu, le jeudi 27 août 2026 à 11h07, un appel du ministère de l’Administration territoriale nous invitant à nous rendre disponibles pour retirer une lettre qui nous était adressée ». Le retrait du courrier aurait été effectué le même jour.
Dans cette nouvelle correspondance, adressée au secrétaire général du MRC, Me Ndong Nveh Christopher, le ministre Paul Atanga Nji réitère sa position sur la convention extraordinaire du 21 décembre 2025.
Le courrier indique notamment : « J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’en dépit d’un examen minutieux de votre requête, il ne m’a pas été possible d’y réserver une suite favorable, en raison notamment du non-respect de l’obligation de déclaration telle que prévue par l’article 3, alinéa 2, de la loi n°90/055 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques. »
Cette position s’inscrit dans la continuité de la lettre du 19 août 2026 adressée à Joseph Thierry Okala Ebodé, dans laquelle le Minat indiquait déjà ne pas avoir pris acte des travaux de la convention ayant reconduit Maurice Kamto à la tête du parti.
Le MRC indique avoir réagi sans attendre. Le parti affirme avoir déposé, dès le vendredi 28 août, une réponse officielle au ministère, dans laquelle il conteste la qualification retenue par l’administration. « Comment, d’ailleurs, une lettre de transmission de documents peut-elle devenir une requête ? », interroge le MRC dans son courrier adressé au ministre.
Par cette formulation, le parti estime que le ministère dénature la nature des échanges administratifs intervenus à la suite de sa convention. Au-delà de cette question de procédure, le MRC considère que la démarche du ministère constitue une remise en cause de son autonomie. « Le MRC considère comme attentatoire au principe de la liberté de son fonctionnement la lettre du ministre de l’Administration territoriale du 19 août 2026 », affirme le communiqué. Le parti invite par ailleurs Paul Atanga Nji à « s’en tenir à une stricte application de la loi n°90/056 du 19 décembre 1990 portant régime des partis politiques ».
Cette nouvelle sortie confirme que le différend entre le MRC et le ministère de l’Administration territoriale est désormais engagé sur les terrains à la fois administratif, juridique et politique. Alors que le Minat continue de considérer que la convention extraordinaire de décembre 2025 ne satisfait pas aux exigences légales en matière de déclaration, le parti de Maurice Kamto maintient que son fonctionnement interne relève exclusivement des dispositions encadrant les partis politiques et non du régime applicable aux réunions et manifestations publiques.
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