Vote indicatif : Le Conseil de sécurité donne une dernière chance à Macky Sall

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Le processus de désignation du prochain secrétaire général des Nations unies connaît un premier blocage. Selon une source diplomatique, les sept candidats en lice ont tous essuyé au moins un avis négatif d’un membre permanent du Conseil de sécurité, lors d’un vote indicatif organisé à huis clos. Une situation qui ouvre la possibilité de nouvelles candidatures et pourrait, à ce titre, représenter une opportunité pour Macky Sall. L’ancien président sénégalais, dont le nom est évoqué dans les discussions autour de la succession d’António Guterres, pourrait bénéficier de cette impasse si elle conduit à une nouvelle phase de candidatures. Aucun des sept prétendants actuels n’ayant échappé aux avis défavorables des cinq membres permanents — États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni —, la compétition reste ouverte à d’éventuels nouveaux profils.
Une compétition relancée par les divisions au Conseil de sécurité
Le vote organisé vendredi montre que même les candidats ayant recueilli un soutien important rencontrent des résistances parmi les grandes puissances. La Costaricaine Rebeca Grynspan arrive en tête avec neuf avis favorables, mais elle a également reçu cinq avis défavorables, dont deux provenant de membres permanents. L’Argentin Rafael Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique, a pour sa part obtenu huit avis favorables et six avis défavorables, dont deux émanant également de membres permanents. Ces résultats ne désignent donc pas, à ce stade, de candidat capable de faire l’unanimité. Ils mettent surtout en évidence les difficultés auxquelles les prétendants doivent faire face dans un processus où le soutien des membres permanents du Conseil de sécurité demeure déterminant. Pour Macky Sall, une telle configuration pourrait constituer une fenêtre d’opportunité. Si les blocages persistent et que de nouvelles candidatures sont envisagées, son profil pourrait être examiné dans le cadre d’une compétition renouvelée. Toutefois, les résultats de ce premier vote ne permettent pas d’affirmer qu’il bénéficie déjà d’un soutien particulier parmi les grandes puissances. Le contexte international donne une importance particulière à cette succession.
L’ONU
traverse une période difficile, marquée par la multiplication des conflits, les divisions au sein du Conseil de sécurité et de graves difficultés financières. Le choix du prochain secrétaire général se déroulera donc dans un environnement diplomatique complexe, où les équilibres entre puissances pèseront lourd. Le rejet, au moins partiel, des sept candidatures actuelles ne signifie pas automatiquement que Macky Sall serait favorisé. Il indique néanmoins que la course n’est pas définitivement verrouillée autour d’un seul prétendant et que de nouvelles options pourraient être explorées. Ainsi, la situation peut être considérée comme une bonne nouvelle potentielle pour l’ancien chef de l’État sénégalais : elle entretient la possibilité d’une recomposition de la compétition et d’une ouverture à d’autres profils. Mais pour que cette perspective se concrétise, encore faudrait-il que sa candidature soit effectivement portée et qu’elle puisse recueillir les soutiens nécessaires au Conseil de sécurité.
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About this article
- Length
- 464 words · 2 min read
- Published
- October 17, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews