Immobilier : Comment le Sénégal s’est retrouvé parmi les marchés « les plus opaques » d’Afrique

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Le marché immobilier sénégalais reste confronté à un déficit de transparence. Dans son classement 2026, le Global Real Estate Transparency Index classe le Sénégal au 16e rang sur les 19 marchés africains étudiés et au 79e rang sur 88 à l’échelle mondiale. Et si le manque de transparence constituait l’un des freins à l’attractivité du marché immobilier sénégalais ? Derrière les transactions, les projets de construction et les investissements, l’accès aux données, la lisibilité des règles et la fiabilité des processus restent des enjeux déterminants pour les acteurs du secteur. Le Global Real Estate Transparency Index 2026, publié par le cabinet de conseil en immobilier Jones Lang LaSalle (JLL), renseigne davantage sur la situation du Sénégal. Classé 79e sur 88 marchés dans le monde et 16e sur les 19 marchés africains étudiés, le pays figure parmi les marchés immobiliers les plus opaques du continent. Le Sénégal partage cette catégorie avec neuf autres pays : le Rwanda, la Tunisie, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, l’Algérie,, l’Ouganda, l’Angola, le Mozambique et l’Éthiopie. Selon l’agence Ecofin, qui cite l’indice, les performances des marchés africains restent globalement médiocres. L’Afrique du Sud, qui occupe le premier rang à l’échelle africaine, se distingue ainsi comme le seul marché du continent classé dans la catégorie supérieure des marchés « transparents ». Trois pays africains figurent dans la catégorie des marchés « semi-transparents » : le Kenya, Maurice et le Maroc. Cinq autres sont classés parmi les marchés « faiblement transparents » : l’Égypte, le Botswana, le Nigeria, la Zambie et le Ghana. Il faut rappeler que le Global Real Estate Transparency Index 2026 mesure la transparence des marchés immobiliers dans 88 pays, à partir de 260 indicateurs issus de données quantitatives et d’une enquête menée auprès d’investisseurs actifs sur les différents marchés couverts. Selon Ecofin, qui cite l’indice, ces indicateurs sont répartis en six grands sous-indices. Le premier concerne la mesure de la performance, qui évalue notamment la disponibilité et la qualité des indices sur les rendements et les prix de l’immobilier. Vient ensuite le cadre réglementaire et juridique, qui porte sur la clarté des lois relatives à la propriété, le respect des contrats, l’application des règles d’
urbanisme
et des réglementations contre le blanchiment d’argent. L’indice prend également en compte les fondamentaux du marché, notamment l’accès à des données fiables sur l’offre, la demande, les loyers, les nouvelles constructions et les taux de vacance. S’y ajoutent les processus de transaction, qui évaluent l’équité, la sécurité, la clarté des frais d’acquisition, l’absence de corruption et la fluidité des opérations d’achat ou de vente. La gouvernance des véhicules cotés constitue un autre volet de l’évaluation. Elle mesure notamment le niveau d’exigence et de transparence financière imposé aux sociétés immobilières cotées et aux fonds d’investissement immobiliers. Enfin, le développement durable prend en compte les réglementations énergétiques, les certifications vertes et le suivi de la résilience climatique des bâtiments. Cité par Ecofin, le cabinet Jones Lang LaSalle souligne que la transparence des marchés immobiliers contribue à réduire les risques pour les fonds de pension, les banques et les investisseurs internationaux. Plus un marché est transparent, dit-il, plus il est facile d’y injecter des capitaux avec confiance. L’édition 2026 du classement montre d’ailleurs que les 13 marchés, qualifiés de « hautement transparents » captent à eux seuls plus de 80 % des investissements immobiliers réalisés à l’échelle internationale. Il faut noter, en définitive, qu’à l’échelle mondiale, le Royaume-Uni occupe la première place du classement des marchés immobiliers les plus transparents, devant la France, l’Australie, les États-Unis et les Pays-Bas.
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About this article
- Length
- 588 words · 3 min read
- Published
- September 26, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews