Faveurs
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Si la Corée du Sud a tenté, il y a quelques semaines, de regagner les faveurs de Washington en décidant de positionner début septembre plusieurs de ces navires dans le détroit d’Ormuz pour sécuriser cette zone hautement stratégique, son refus réitéré il y a quelques jours d’envoyer des troupes pour soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran, pourrait annuler les quelques points favorables que les Sud-Coréens ont engrangés ces dernières semaines auprès de la Maison-Blanche. Une mauvaise nouvelle pour Séoul, alors que ces voisins du Nord continuent à amplifier leur arsenal militaire. En effet, Pyongyang a tiré à quelques heures d’intervalle hier deux missiles balistiques dans la mer du Japon, huit jours après l’envoi de plusieurs missiles dans la même mer. «Nos forces armées ont détecté un missile balistique lancé depuis la région de Wonsan, en Corée du Nord, vers 15 h (6 h GMT) en direction de la mer de l’Est, également connue sous le nom de mer du Japon», a déclaré l’état-major interarmées de la Corée du Sud dans un premier communiqué. «Il a parcouru environ 450 km», a-t-il précisé. «Notre armée a détecté un missile balistique supplémentaire de courte portée, lancé depuis la région de Wonsan, en Corée du Nord, en direction de la mer de l’Est vers 17h50 (08h50 GMT)», a déclaré le même état-major dans un second temps en identifiant ainsi le deuxième projectile, qui a par ailleurs parcouru «plus de 600 kilomètres». La Corée du Sud, les États-Unis et le Japon, ont «étroitement échangé des informations sur ce missile», a ajouté la même source. Le Bureau de la sécurité nationale de la présidence sud-coréenne a convoqué une réunion d’urgence après ce tir, afin d’examiner la réponse à apporter et d’évaluer l’impact de ce tir sur la sécurité nationale, a indiqué la présidence. Le gouvernement sud-coréen a appelé Pyongyang à «cesser immédiatement» ses tirs de missiles balistiques, qualifiant cette dernière action «d’acte grave qui viole les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies». Tokyo a pour sa part adressée une «vive protestation» à la Corée du Nord au sujet du tir et l’a dénoncé comme une menace pour la paix et la sécurité régionales, selon l’agence de presse japonaise Kyodo, citant le gouvernement. Ces deux tirs interviennent alors que la Corée du Nord a balayé la veille une résolution de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) condamnant le développement de son programme nucléaire. Dans un communiqué relayé samedi par l’agence officielle KCNA, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères affirme que ce texte «concocté par les États-Unis et l’Occident n’a aucun effet et est illégal», étant donné que le pays n’est pas membre de l’AIEA. Une semaine plus tôt, Pyongyang avait tiré plusieurs missiles balistiques à courte portée en direction de la mer du Japon, dans le cadre de ce qu’elle a par la suite qualifié d’«exercice d’attaque de puissance de feu». Ces tirs étaient survenus au lendemain de la conclusion d’exercices militaires menés dans la région par Séoul, Washington et Tokyo, et dénoncés par Pyongyang. Le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord, qui a effectué son premier essai nucléaire en 2006 et a développé depuis une large gamme de missiles balistiques, est inscrit dans sa Constitution depuis 2023. Sous le coup de lourdes sanctions des Nations unies, le pays n’est plus revenu à la table des négociations sur son programme nucléaire depuis l’échec, en 2019, d’un deuxième sommet entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump. L’influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, Kim Yo-jong, avait qualifié jeudi d’«imbéciles» ceux qui exigent l’abandon par son pays de son arsenal nucléaire. Pour Séoul, un appui solide de son allié américain est des plus importants, alors que Pyongyang refuse toute idée depuis plusieurs mois de négociation avec le Sud, malgré les nombreux appels du pied du nouveau président libéral, Lee Jae-myung. Les exercices conjoints avec la première puissance mondiale des Sud-Coréens, suite à la brouille avec Washington, ont d’ailleurs été fortement réduits, au grand dam de Séoul qui se retrouve aujourd’hui possiblement plus isolée qu’elle ne l’a été depuis longtemps face à son adversaire du Nord.
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- 685 words · 3 min read
- Published
- September 20, 2026
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- Source
- Le jour d'Algérie