Oumou Wane : l’affaire Madiambal interroge l’encadrement de l’État
Dans une tribune, Oumou Wane estime que l’affaire Madiambal Diagne pose la question de l’État de droit et des limites de la puissance publique.

La question posée par Oumou Wane dépasse, selon elle, le cas de Madiambal Diagne : elle porte sur la manière dont l’État exerce ses pouvoirs et sur les garanties républicaines. Dans cette tribune publiée par lactuacho, l’experte en communication défend le maintien des poursuites dans le cadre de la justice, sans que le rapport de force avec les autorités ne remette en cause ces principes.
Elle rappelle que le parcours de Madiambal Diagne — journaliste, patron de presse, ancien président de l’Union internationale de la presse francophone et homme d’affaires — ne le place pas à l’abri de la loi. Les faits qui lui sont reprochés, écrit-elle, doivent être examinés par la justice et il doit pouvoir y répondre selon les règles prévues.
La tribune met aussi en avant l’écart entre la capacité d’un individu à s’exprimer dans son journal et dans l’espace public, et les moyens policiers, judiciaires et administratifs dont dispose l’État. Cette asymétrie, estime Oumou Wane, rend d’autant plus nécessaire une conduite mesurée des pouvoirs publics.
Le dossier a, à ses yeux, pris une ampleur qui ne concerne plus seulement le journaliste. Elle cite son départ du Sénégal, le mandat d’arrêt international, les arrestations et inculpations dans son entourage familial, les périodes de détention puis les libérations sous contrôle judiciaire. Son fils Mouhamed a également été placé sous bracelet électronique.
Installé à Paris, Madiambal Diagne continue de faire des déclarations publiques, notamment au sujet d’Ousmane Sonko. Oumou Wane ne prétend pas trancher la véracité de l’ensemble de ses propos : certains sont documentés, d’autres font l’objet de contestations. Elle évoque également ses accusations visant Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, qui, selon elle, peuvent être contestées, étayées par des documents ou portées devant la justice lorsqu’elles relèvent de celle-ci.
Oumou Wane rapporte par ailleurs les propos de Babacar Ba, président du Forum du justiciable, sur des responsables d’Ellipse Projects mentionnés dans un réquisitoire du parquet financier. Babacar Ba affirme qu’ils poursuivraient leurs activités sans avoir été auditionnés. La tribune ne donne pas ces accusations pour établies, mais considère qu’elles nécessitent des réponses.
Les débats passés sur l’État de droit, les libertés publiques, l’indépendance de la justice et l’emploi des pouvoirs publics nourrissent aussi sa réflexion. Oumou Wane estime que l’alternance politique ne saurait modifier la valeur de ces principes. Elle dit ne soutenir ni les propos ni la stratégie de Madiambal Diagne : son propos porte plutôt sur la nécessité de maintenir l’action de l’État dans les limites républicaines.
Le 21 janvier, son fils Mouhamed Diagne a déposé une plainte à la Division des investigations criminelles.
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About this article
- Length
- 430 words · 2 min read
- Published
- September 29, 2026
- Byline
- Garga Diop
- Source
- Senego