Attaf dépêché à N’Djamena : l’Algérie traque la France dans son dernier bastion au Sahel
Par M. Aït Amara – La visite officielle qu’effectue le chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, à N’Djamena marque un tournant géopolitique majeur. Elle signe définitivement l’arrêt de mort de la politique de la chaise vide longtemps adoptée par notre pays dans son environnement immédiat. Face aux bouleversements tectoniques qui ... Lire la suite
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Par M. Aït Amara – La visite officielle qu’effectue le chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, à N’Djamena marque un tournant géopolitique majeur. Elle signe définitivement l’arrêt de mort de la politique de la chaise vide longtemps adoptée par notre pays dans son environnement immédiat. Face aux bouleversements tectoniques qui secouent la bande sahélo-saharienne, l’Algérie passe à l’offensive. Cette reprise en main de son rôle de puissance pivot coïncide de manière claire avec les manœuvres de redéploiement et le retour des forces militaires françaises au Tchad, dernier bastion d’une Françafrique aux abois. Désormais, le message d’Alger est limpide : l’Algérie traquera l’influence néocoloniale française partout où elle feindra de renaître dans la région.
Pendant des décennies, les puissances occidentales, Paris en tête, ont considéré le Sahel comme leur arrière-cour, agissant à leur guise à coups d’ingérences militaires et de déstabilisations politiques. Cette époque est révolue. La donne a structurellement changé, et il faudra impérativement compter avec l’Algérie pour dessiner l’architecture de sécurité au Sahel. L’Algérie refuse, en effet, de laisser le champ libre aux agendas occultes qui menacent l’intégrité des Etats souverains de la région. Face à la duplicité des réseaux parisiens, l’Algérie oppose une diplomatie de combat, rigoureuse et ancrée dans le principe de solutions africaines aux problèmes africains.
Cette posture de fermeté ne se limite plus aux salons diplomatiques, mais se déploie sur le terrain stratégique et sécuritaire. L’illustration la plus éclatante de ce changement de paradigme reste le déploiement préventif et hautement stratégique de détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) en territoire nigérien. Cette opération d’envergure vise un objectif vital : sanctuariser et sécuriser le tracé du mégaprojet de gazoduc Nigeria-Niger-Algérie (TSGP). Ce corridor énergétique majeur, véritable poumon économique pour le développement du Sahel et de l’Afrique, est devenu la cible prioritaire d’une hostilité coordonnée.
Il est désormais avéré que ce projet structurant subit les assauts multiformes d’une alliance hybride et agressive liant le Maroc, les Emirats arabes unis, Israël et la France. Cette coalition d’intérêts, contrariée par l’émergence d’un axe Alger-Niamey-Abuja indépendant, tente par tous les moyens – guerre informationnelle, sabotage économique et soutien à des poches d’instabilité – de faire capoter le gazoduc. En projetant sa puissance militaire pour parer ces menaces, l’Algérie démontre qu’elle dispose des leviers nécessaires pour neutraliser les ambitions de cet axe hostile et briser les velléités de reconquête françaises.
La présence d’Ahmed Attaf au Tchad, au moment même où la France tente de réinvestir ses bases, résonne comme un avertissement direct. L’Algérie n’est plus en position d’observation. En opposant une fin de non-recevoir aux ingérences occidentales et en sécurisant les infrastructures de l’Afrique de demain, elle s’impose comme le seul garant légitime de la stabilité régionale. L’histoire est en marche, et le Sahel ne sera plus le terrain de jeu d’une France en déclin.
M. A.-A.
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- 466 words · 2 min read
- Published
- November 3, 2026
- Byline
- Rédaction
- Source
- Algérie Patriotique