Manque d’eau : serait-il trop facile de faire porter l’ensemble des responsabilités à la CWA ?
Manque d’eau : serait-il trop facile de faire porter l’ensemble des responsabilités à la CWA ? Photo d’illustration: Entre inaction, manque d’entretien des infrastructures et projets retardés, la gestion des ressources en eau soulève de sérieuses interrogations. « Problem-la pann kree zis sa 2 an-la… problem-la depi 10 an li pe kree mem, problem dilo-la, okenn gouvernman pann vini, pann amenn solision-la », a affirmé Roshi Bhadain hier en conférence de presse. Alors que le pays traverse une cris
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Manque d’eau : serait-il trop facile de faire porter l’ensemble des responsabilités à la CWA ?
Photo d’illustration:
Entre inaction, manque d’entretien des infrastructures et projets retardés, la gestion des ressources en eau soulève de sérieuses interrogations. « Problem-la pann kree zis sa 2 an-la… problem-la depi 10 an li pe kree mem, problem dilo-la, okenn gouvernman pann vini, pann amenn solision-la », a affirmé Roshi Bhadain hier en conférence de presse.
Alors que le pays traverse une crise de l’eau particulièrement préoccupante, la Central Water Authority (CWA) se retrouve au centre des critiques de la population. Toutefois, derrière les difficultés de distribution que connaissent actuellement les Mauriciens, une autre institution mérite que l’on s’intéresse de près à son rôle et à ses responsabilités : la Water Resources Commission (WRC). La WRC a pour directeur Lomush Juggoo, resté discret et loin des radars, alors que la CWA et Shiam Thanoo demeurent, eux, en pleine tourmente, vivement critiqués pour leur manque d’anticipation face à la crise actuelle.
En effet, la gestion durable des ressources en eau ne repose pas uniquement sur la distribution assurée par la CWA. Elle nécessite également une planification à long terme, la mobilisation de nouvelles ressources, le développement des infrastructures et une gestion rigoureuse des réserves disponibles.
Or, depuis plusieurs années, les avancées semblent insuffisantes face à l’augmentation de la demande et aux effets des changements climatiques. En matière de forages, une moyenne d’environ sept nouveaux forages par an serait réalisée, un rythme qui paraît largement insuffisant au regard des besoins croissants du pays.
Selon nos sources, Harvin Soonarane, directeur fraîchement nommé au ministère de l’Énergie et des Services publics, aurait notamment pointé du doigt l’inaction et le manque de compétence de la Water Resources Commission dans la gestion des différentes ressources en eau à travers le pays. Des critiques qui soulèvent une question fondamentale : les institutions responsables de la gestion des ressources hydriques sont-elles réellement à la hauteur des enjeux actuels ? Par ailleurs, Harvin Soonarane serait apprécié pour sa connaissance du sujet et les actions qu’il propose. Certains déplorent même qu’il aurait dû être appelé bien avant, alors qu’il était précédemment nommé à la CNT.
Autre sujet de préoccupation : l’état des vannes situées à l’intérieur de la tour du réservoir de Mare-aux-Vacoas. Ces équipements stratégiques, essentiels à la régulation des débits et à la gestion hydraulique du réservoir, seraient dans un état préoccupant en raison d’un manque d’entretien. Pourtant, en période de crise, leur bon fonctionnement est indispensable pour permettre des manœuvres hydrauliques, notamment des fermetures partielles et des ajustements dans la gestion des réserves.
Mais une autre question se pose avec insistance : qu’attend-on pour lancer la construction d’une nouvelle tour au réservoir de Mare-aux-Vacoas ? Ce projet d’infrastructure, qui aurait dû être engagé depuis plusieurs années, nécessiterait au minimum deux ans de travaux. Chaque année de retard constitue ainsi une occasion manquée de renforcer les capacités opérationnelles du réseau et d’améliorer la gestion des réserves d’eau.
Aujourd’hui, il serait trop facile de faire porter l’ensemble des responsabilités à la seule CWA. Si cette dernière doit répondre des problèmes liés à la distribution, les institutions chargées de la gestion, de la planification et de la mobilisation des ressources doivent également rendre des comptes.
La crise actuelle doit servir d’électrochoc. Au-delà des déclarations et des mesures d’urgence, le pays a besoin d’une véritable stratégie de gestion de ses ressources hydriques. La transparence sur les projets réalisés, ceux qui sont en suspens et les responsabilités de chaque institution est désormais indispensable.
La question fondamentale reste entière : faudra-t-il attendre une nouvelle crise pour que les projets essentiels soient enfin démarrés, voire même concrétisés ?
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- November 5, 2026
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- IONNEWS