ORCHESTRA BAOBAB : « Made in Sénégal », un nouvel élan pour conquérir le monde
ORCHESTRA BAOBAB « Made in Sénégal », un nouvel élan pour conquérir le monde Disponible depuis hier, le nouvel album de l’Orchestra Baobab s’accompagne d’une campagne de lancement mêlant rencontres professionnelles, concerts et cinéma. Une stratégie pour valoriser son héritage musical et renforcer sa visibilité auprès des nouvelles générations. Plus d’un demi-siècle après sa création, Orchestra Baobab poursuit son histoire avec « Made in Sénégal », son nouvel album disponible depuis le vendredi

ORCHESTRA BAOBAB
« Made in Sénégal », un nouvel élan pour conquérir le monde
Disponible depuis hier, le nouvel album de l’Orchestra Baobab s’accompagne d’une campagne de lancement mêlant rencontres professionnelles, concerts et cinéma. Une stratégie pour valoriser son héritage musical et renforcer sa visibilité auprès des nouvelles générations.
Plus d’un demi-siècle après sa création, Orchestra Baobab poursuit son histoire avec « Made in Sénégal », son nouvel album disponible depuis le vendredi 23 octobre. Pour accompagner cette sortie, la formation sénégalaise a engagé une tournée de lancement à Dakar, articulée autour de plusieurs rendez-vous destinés à mobiliser les médias, les professionnels de la musique et le public. Le lancement s’est ouvert le 20 octobre au Just 4 You, à Dakar, avec une conférence de presse suivie d’une rencontre BtoB et VIP, puis d’un concert et d’une soirée. Ce dispositif a permis de placer la sortie de l’album au centre des échanges, en réunissant différents acteurs autour de l’actualité du groupe.
Cette démarche s’est poursuivie le 22 octobre au cinéma Pathé Dakar, à Old Runway. La séance a été accompagnée d’une rencontre avec les musiciens et d’un cocktail sur le rooftop. Ce rendez-vous a prolongé la campagne de lancement en offrant une autre porte d’entrée dans l’univers de l’orchestre. Au cœur de cette stratégie figure également le film « Orchestra Baobab, une autre histoire du Sénégal », réalisé par Toumani Sangaré. En retraçant l’itinéraire de la formation, le documentaire établit un lien entre l’histoire du groupe et les transformations culturelles du pays. Son association à la sortie de « Made in Sénégal » permet de rappeler les racines de cette aventure musicale tout en attirant l’attention sur son actualité.
Alors que l’album présente de nouvelles compositions, le film revient sur le chemin parcouru par une formation devenue une référence du patrimoine musical sénégalais. Les deux projets se complètent : l’un inscrit Orchestra Baobab dans le présent, l’autre rappelle les fondements de sa notoriété. Cette complémentarité est susceptible de toucher aussi bien les admirateurs de longue date que les jeunes mélomanes. Fondé en 1970 à Dakar, dans le club Baobab, au cœur de la Médina, Orchestra Baobab s’est distingué par une identité musicale nourrie de plusieurs influences. La rumba congolaise, les rythmes afro-cubains, le jazz et les traditions ouest-africaines se sont mêlés pour donner naissance à une signature reconnaissable. Portée notamment par des figures comme Balla Sidibé, Rudy Gomis, Ndiouga Dieng et Issa Cissokho, cette aventure a traversé les décennies et contribué au rayonnement de la musique sénégalaise au-delà du continent.
Après une période de ralentissement dans les années 1980, le groupe a retrouvé une audience internationale au début des années 2000, notamment grâce à la redécouverte de « Pirate’s Choice » et à la parution de « Specialist in All Styles ». Cette renaissance a permis à Orchestra Baobab de renouer avec les grandes scènes internationales et de toucher un public bien au-delà de son territoire d’origine. La sortie de « Made in Sénégal » s’inscrit dans la continuité de cette trajectoire. Il s’agit du premier album de compositions inédites du groupe depuis 2017, un retour discographique qui ravive l’intérêt autour d’une formation dont la longévité repose autant sur son identité musicale que sur sa capacité à évoluer.
Malgré la disparition de plusieurs membres historiques, l’orchestre poursuit son chemin et accueille de nouveaux talents, déterminés à faire vivre cet héritage. L’arrivée de Korka Dieng en 2023, première femme à intégrer la formation, illustre cette évolution. Le renouvellement des musiciens constitue un enjeu important pour la transmission du répertoire et l’ouverture à de nouveaux publics. L’objectif est de préserver les sonorités qui ont fait la renommée du groupe sans le réduire à une formation tournée vers le passé. La communication autour de l’album cherche également à dépasser le cercle des amateurs déjà acquis à la cause du groupe. En multipliant les formats et les espaces de rencontre, Orchestra Baobab peut s’adresser à des publics différents : les médias pour relayer l’actualité, les professionnels pour favoriser les échanges et les collaborations, les spectateurs pour renouer avec l’expérience du concert et les cinéphiles pour découvrir l’histoire de la formation sous un autre angle.
Le slogan « From Dakar to the World » résume cette ambition. Il rappelle l’ancrage sénégalais de l’orchestre tout en mettant en avant sa vocation internationale. Dans un environnement musical marqué par la circulation rapide des œuvres et la concurrence pour l’attention du public, la valorisation d’une identité artistique forte représente un atout. Orchestra Baobab possède une histoire, un répertoire et une signature musicale qui peuvent nourrir sa présence sur les scènes étrangères comme sur les plateformes de diffusion. Avec « Made in Sénégal », Orchestra Baobab entend poursuivre une aventure commencée à Dakar il y a cinquante-six ans. La sortie de ce nouvel album ouvre une nouvelle séquence pour cette formation légendaire, qui entend continuer à faire voyager les sonorités sénégalaises et à porter sa musique de Dakar au reste du monde.
Fatou Ba
Section:
people
About this article
- Length
- 827 words · 4 min read
- Published
- October 26, 2026
- Byline
- joe.waly
- Source
- Enqueteplus