
La Division spéciale de la Cybersécurité (DSC) a ouvert une enquête à la suite d’une plainte déposée par l’hôtel King Fahd Palace, représenté par son directeur de l’exploitation, Pierre Mbow. La procédure porte sur une éventuelle diffusion de données à caractère personnel dans le cadre de publications attribuées au député Guy Marius Sagna sur Facebook. La plainte intervient dans le sillage de publications du parlementaire consacrées à un incident qui aurait concerné une dalle de l’hôtel. Guy Mar
La Division spéciale de la Cybersécurité (DSC) a ouvert une enquête à la suite d’une plainte déposée par l’hôtel King Fahd Palace, représenté par son directeur de l’exploitation, Pierre Mbow. La procédure porte sur une éventuelle diffusion de données à caractère personnel dans le cadre de publications attribuées au député Guy Marius Sagna sur Facebook. La plainte intervient dans le sillage de publications du parlementaire consacrées à un incident qui aurait concerné une dalle de l’hôtel. Guy Marius Sagna avait relayé des informations faisant état de l’affaissement d’une dalle au King Fahd Palace. L’établissement avait par la suite démenti cette version, soutenant qu’il ne s’agissait pas d’un affaissement de dalle tel que présenté dans les publications. Le différend ne porterait toutefois pas uniquement sur la présentation de cet incident. Le King Fahd Palace reproche également au député d’avoir publié sur Facebook un courriel interne de l’établissement. Selon les éléments communiqués, ce message était notamment destiné au président du conseil d’administration de l’hôtel, Racine Sy. C’est précisément la diffusion de ces éléments internes qui se trouve au cœur de la démarche engagée auprès de la DSC. L’hôtel estime que la publication de données issues de communications internes pourrait relever d’une atteinte aux règles encadrant la protection des données à caractère personnel. La
DSC
doit désormais déterminer la nature exacte des informations diffusées et les circonstances dans lesquelles elles ont été rendues publiques. L’ouverture de cette enquête ne préjuge toutefois pas de la responsabilité du député. Les investigations devront permettre de vérifier les faits dénoncés, d’identifier les données concernées et d’établir si leur publication est susceptible de constituer une infraction au regard de la législation sénégalaise.