Des perspectives de coopération dans l’intelligence artificielle ont été explorées mardi 8 septembre 2026 à Porto-Novo entre le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, et des représentants d’entreprises canadiennes spécialisées dans le secteur. La rencontre s’est tenue au Palais des Gouverneurs avec des responsables d’IMDS Software et du cabinet Éthique AI . Les échanges ... Lire la suite
Des perspectives de coopération dans l’intelligence artificielle ont été explorées mardi 8 septembre 2026 à Porto-Novo entre le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, et des représentants d’entreprises canadiennes spécialisées dans le secteur. La rencontre s’est tenue au Palais des Gouverneurs avec des responsables d’IMDS Software et du cabinet Éthique AI .
Les échanges ont porté sur plusieurs applications de l’IA, dont la reconnaissance de caractères sur les documents, la lecture automatisée des plaques d’immatriculation et la reconnaissance faciale. Des possibilités de collaboration dans la recherche et la formation ont également été évoquées, avec l’idée d’associer des étudiants et chercheurs béninois aux travaux conduits au Canada.
Frédéric Cornu, CEO d’IMDS Software, a expliqué à la presse parlementaire que son entreprise souhaite faire connaître son expertise au Bénin et examiner les possibilités d’une coopération avec les acteurs locaux. « *On a beaucoup d’espoir de faire un partenariat, y compris en recherche et développement avec notre chaire qui se trouve basée à Montréal *», a-t-il déclaré.
L’entreprise canadienne travaille sur des technologies liées au traitement automatisé de documents et à plusieurs systèmes de reconnaissance. Selon son dirigeant, une éventuelle coopération pourrait aussi permettre à des étudiants béninois de participer aux travaux de recherche menés avec la chaire implantée à Montréal.
«* Je pense que l’ouverture du Bénin est importante par rapport à notre démarche, et on a beaucoup d’espoir de faire un partenariat, y compris en recherche et développement avec notre chaire qui se trouve basée à Montréal. Donc avoir des étudiants du Bénin qui viennent aussi contribuer à l’avancée de l’IA. *», a insisté Frédéric Cornu.
Anita Koukoui Montassier, cofondatrice et CEO d’Éthique AI, a de son côté évoqué une collaboration avec des chercheurs, des universités et des communautés spécialisées dans l’intelligence artificielle. Elle a estimé que les initiatives déjà engagées au Bénin pourraient bénéficier de l’expertise et des ressources disponibles auprès de ces partenaires.
« *Au final, je pense qu’on arrive au bon moment. On arrive à un moment où il y a pas mal de choses dans le cadre de la modernisation, de la transformation numérique. Donc on a des expériences à mettre au service du Bénin, mais pas que au niveau technique. On a aussi un projet comme a si bien dit Frédéric sur comment est-ce qu’on fait pour mettre en collaboration les chercheurs de la chaire au Canada et les relations qu’on a avec d’autres universités aussi dans le monde et des communautés de l’intelligence artificielle ; tout ceci au service de la jeunesse béninoise parce que c’est la relève de demain, donc pour pouvoir les faire grandir comme nous autres. On a été aidés aussi à grandir quelque part, donc c’est juste un retour de la monnaie en fait. On n’arrive pas de manière conquérante, on arrive pour pouvoir soutenir les initiatives qui sont déjà engagées mais qui ont besoin d’expertise que IMDS Group a, et puis de l’autre côté, c’est aussi de pouvoir partager toutes les ressources qu’on a aujourd’hui, parce que IMDS, c’est 30 ans d’existence, de pouvoir partager ces ressources-là avec le Bénin. *», a affirmé Anita Koukoui Montassier.
Cette rencontre intervient alors que le Bénin dispose depuis 2023 d’un document de référence consacré au développement de l’intelligence artificielle. Le Conseil des ministres a approuvé, le 18 janvier 2023, la Stratégie nationale d’intelligence artificielle et des mégadonnées (SNIAM) pour la période 2023-2027.
La stratégie prévoit également le renforcement des capacités des structures de formation et la promotion de partenariats académiques et privés autour de l’IA. Ces orientations donnent un cadre aux discussions engagées avec les acteurs canadiens reçus par Joseph Djogbénou.
Aucun accord de partenariat définitif n’a été annoncé à l’issue de l’audience. Les échanges ouvrent toutefois des pistes de coopération dans les domaines technologiques, universitaires et de la recherche.