Célébrée chaque 8 septembre, cette journée vise à mettre en lumière l’importance de l’alphabétisation auprès des citoyens, des collectivités et des associations. Pour cette édition, Kenge a été choisie pour accueillir les premières célébrations publiques de cette journée, avec l’ambition de rapprocher davantage les activités des réalités vécues sur le terrain.
Dans son mot d’ouverture, le vice gouverneur Rémy Saki, représentant son titulaire Willy Bitwisila, a remercié Ève Bazaïba pour le choix porté sur Kenge. Il a également salué les initiatives en faveur de la récupération des femmes, filles et enfants non scolarisés, qu’il a présentées comme une traduction de la volonté du chef de l’État, Félix Tshisekedi , de faire de l’éducation un pilier du développement de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole, Ève Bazaïba a relevé que près d’une personne sur sept est encore illettrée dans le monde. Sur les quelque 860 millions de personnes concernées, environ 500 millions sont des femmes, a-t-elle indiqué.
La ministre d’État a, toutefois, salué les progrès accomplis dans le domaine de l’alphabétisation, estimant que le monde compte aujourd’hui près de quatre milliards de personnes alphabétisées. Elle a néanmoins souligné que d’importants efforts restent nécessaires pour réduire davantage l’illettrisme.
Pour rappel, à travers sa résolution A/RES/56/116, l’Assemblée générale des Nations Unies avait proclamé la période de dix ans débutant le 1er janvier 2003 comme Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation.
À Kenge, le point culminant de la cérémonie a été marqué par le vernissage des manuels de formation professionnelle. Cette activité a été précédée par la remise des brevets aux femmes ayant achevé leur formation en alphabétisation, ainsi que par le défilé de quelques bénéficiaires.
Emery POYA