
Ce qui devait être un séjour de vacances entre influenceurs et créateurs de contenu au Sénégal s’est transformé en affaire judiciaire. Depuis plusieurs jours, l’histoire impliquant l’influenceur ivoirien JP N’Da et Salimata, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « Salimata.mbn», suscite de nombreuses réactions en ligne. Au cœur de la controverse : des tensions apparues dans un établissement hôtelier situé à Ouakam, des accusations de non-respect du règlement intérieur et, surtout, des allégations de violences physiques. Arrêté à la suite d’une plainte, JP N’Da se trouve actuellement détenu, tandis que les deux protagonistes livrent des récits radicalement différents sur l’origine et le déroulement de l’incident.
Selon le récit de Salimata, les difficultés auraient commencé dès le lendemain de l’arrivée du groupe, composé d’une dizaine de personnes. Le séjour avait débuté la veille, vers 23h30, dans un établissement qu’elle décrit comme calme et propre. Plusieurs membres du groupe étaient hébergés dans trois chambres, tandis que Salimata occupait une chambre individuelle. Elle affirme avoir été alertée le lendemain matin par un courriel de la direction de l’établissement au sujet d’un incident survenu durant la nuit. Selon cette version, certains membres du groupe auraient pénétré dans le bar de l’hôtel malgré son interdiction et y auraient consommé de l’alcool. Le bruit aurait également provoqué le mécontentement de riverains. Salimata dit avoir alors rappelé au groupe les règles à respecter, notamment en raison du partenariat qui liait les participants à l’établissement. La situation se serait progressivement tendue. Au moment du déjeuner, plusieurs participantes auraient décidé de quitter les lieux. Un chauffeur aurait également quitté l’hôtel, en laissant les clés de sa chambre à la réception sans en informer directement Salimata.
Le récit livré par JP N’Da est sensiblement différent. L’influenceur ivoirien affirme que les tensions seraient principalement liées au comportement de leur hôte et à une atmosphère qu’il décrit comme conflictuelle dès le début du séjour. Selon lui, plusieurs membres du groupe auraient rapidement éprouvé des difficultés à cohabiter avec Salimata. L’influenceur raconte que la situation aurait atteint son paroxysme à l’approche du départ. Il affirme qu’une altercation aurait éclaté après l’arrivée de proches de Salimata dans sa chambre. Selon son témoignage, une dispute aurait alors opposé les différentes parties. JP N’Da soutient également que Salimata l’aurait filmé au cours de la scène et aurait ensuite alerté les forces de l’ordre. À l’arrivée des policiers, elle l’aurait accusé de violences physiques, notamment de coups et de gifles. Des accusations que l’influenceur réfute catégoriquement.
Placée sur le terrain judiciaire, l’affaire ne se limite désormais plus à un différend entre créateurs de contenu. JP N’Da a été placé en détention dans l’attente de la suite de la procédure, après le renvoi de son dossier à une audience ultérieure. Il continue de nier les faits qui lui sont reprochés et affirme ne pas comprendre la tournure prise par cette affaire. À ce stade, les versions des deux protagonistes demeurent profondément contradictoires. D’un côté, Salimata évoque principalement des manquements aux règles de l’établissement et les tensions qui en auraient découlé. De l’autre, JP N’Da conteste cette lecture et dénonce un conflit dont il estime avoir été victime. Seule l’instruction de l’affaire et, le cas échéant, les éléments examinés par la
justice
permettront d’établir précisément les circonstances de l’altercation et les responsabilités éventuelles. En attendant, cette affaire illustre une nouvelle fois la difficulté de démêler, sur les réseaux sociaux, témoignages personnels, accusations et faits judiciairement établis.
Follow the story