UACO 2026 : « Il faut intensifier la guerre communicationnelle interne », Pr Lassina Simporé
La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient du 7 au 9 octobre 2026, dans la capitale burkinabè. A l’occasion, l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé a recommandé, hier jeudi 8 octobre 2026, d’accentuer la guerre communicationnelle interne pour contrer les offensives informationnelles étrangères. Face à l’intensification des […]
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La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient du 7 au 9 octobre 2026, dans la capitale burkinabè. A l’occasion, l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé a recommandé, hier jeudi 8 octobre 2026, d’accentuer la guerre communicationnelle interne pour contrer les offensives informationnelles étrangères.
Face à l’intensification des offensives informationnelles étrangères, les Etats africains doivent renforcer leurs capacités de défense dans le champ communicationnel. C’est la stratégie que l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé, a recommandé aux pouvoirs publics et aux médias, hier jeudi 8 octobre 2026, à la faveur de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Selon le Pr Simporé qui a animé une communication sur: « Quelles stratégies étatiques pour protéger les populations africaines face aux offensives informationnelles étrangères ? », une guerre communicationnelle interne intensive peut contribuer à déconstruire les narratifs subversifs et réduire l’impact des informations mensongères et nocives. En réalité, a-t-il soutenu, les enjeux sécuritaires ne se limitent plus aux seules dimensions militaire et économique. Ils concernent également l’espace informationnel, devenu, à ses dires, un terrain majeur d’affrontement. Pour preuve, a-t-il dit, les récits diffusés par les grands médias internationaux et les plateformes numériques influencent les perceptions et peuvent fragiliser les institutions et affecter la cohésion sociale. Pour ainsi faire face à la désinformation et à la propagande grandissante, a-t-il insisté, il convient de définir des mécanismes de veille stratégique, d’anticipation et d’alerte. « Il faut donc sensibiliser les populations, renforcer l’éducation aux médias et développer l’esprit critique des citoyens. Cette démarche devrait permettre de préserver la souveraineté cognitive des sociétés africaines, c’est-à-dire leur capacité à analyser les informations et à construire leurs propres représentations du monde », a ajouté le Pr Lassina Simporé.
Concernant ce volet de l’éducation aux médias, le communicateur a proposé de l’intégrer dans les établissements scolaires et même de l’étendre à l’ensemble de la société afin de permettre aux citoyens de mieux distinguer les informations fiables des contenus manipulatoires. Le Pr Simporé a préconisé également d’adapter les cadres juridiques à l’évolution de l’espace informationnel et de renforcer la coopération entre les Etats et les médias nationaux. En outre, l’enseignant chercheur a indiqué que la crédibilité des médias africains repose sur l’indépendance éditoriale, la rigueur professionnelle et la vérification systématique des informations. Il a ainsi appelé au renforcement des mécanismes de fact-checking pour détecter, analyser et corriger les contenus trompeurs. Il a encouragé également les médias à tirer davantage profit de l’intelligence artificielle pour vérifier les informations et produire des contenus adaptés. C’est ainsi que pourra émerger un espace informationnel africain plus autonome, capable de produire ses propres récits, de renforcer la cohésion des sociétés et de défendre les intérêts du continent dans l’arène mondiale, a-t-il conclu.
Joanny SOW
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About this article
- Length
- 464 words · 2 min read
- Published
- October 9, 2026
- Byline
- BH SIDWAYA
- Source
- Quotidien Sidwaya