Un PIB à Rs 695,2 Mds post-révision mais la croissance tombe à 3 % en 2026
Dans son rapport National Accounts Estimates (2023-2026) publié le mercredi 30 septembre 2026, Statistics Mauritius réévalue le produit intérieur brut (PIB) aux prix du marché pour 2023 à Rs 695,2 milliards contre Rs 637,0 milliards estimés jusqu’ici. Ce bond nominal de 9,1 % s’explique par le passage à l’année de référence 2023, l’intégration des résultats du Census of Economic Activities (CEA 2023), la mise en conformité avec le Système de comptabilité nationale (SCN 2025) et l’incorporation d
Dans son rapport National Accounts Estimates (2023-2026) publié le mercredi 30 septembre 2026, Statistics Mauritius réévalue le produit intérieur brut (PIB) aux prix du marché pour 2023 à Rs 695,2 milliards contre Rs 637,0 milliards estimés jusqu’ici. Ce bond nominal de 9,1 % s’explique par le passage à l’année de référence 2023, l’intégration des résultats du Census of Economic Activities (CEA 2023), la mise en conformité avec le Système de comptabilité nationale (SCN 2025) et l’incorporation des activités de négoce international (merchanting) des sociétés du Global Business (Rs +20 milliards).
Cette révision offre une photographie plus fidèle du poids réel de l’économie mauricienne, mais elle ne masque pas l’essoufflement du rythme de l’activité économique sur le terrain. Après une expansion du PIB réel établie à 4,5 % en 2023, puis à 4,2 % en 2024 et 3,5 % en 2025, la croissance devrait tomber à 3 % en 2026. À cette date, la valeur absolue du PIB franchira toutefois la barre symbolique des Rs 873,1 milliards aux prix du marché, faisant grimper le PIB par habitant à Rs 703 970, contre 651 510 Rs en 2025.
Au cœur de cette dynamique, les services financiers restent le moteur numéro un. Le secteur bancaire et des assurances contribuera à hauteur de 0,5 point de pourcentage à la croissance de la valeur ajoutée brute (VAB) en 2026, porté par une expansion sectorielle de 4,7 %. Il est suivi par le commerce de gros et de détail (+0,4 point ; croissance de 3,0 %), les transports et l’entreposage (+0,3 point ; croissance de 4,8 %) et le secteur de l’hébergement et de la restauration (+0,2 point). Le tourisme tablera cette année-là sur 1 470 000 arrivées touristiques, contre 1 436 250 en 2025.
Du côté des piliers traditionnels, les trajectoires restent contrastées. L’agriculture affiche une hausse globale de 4,2 %, portée par la production hors sucre (+5,5 %) et une campagne sucrière estimée à 225 000 tonnes. À l’inverse, l’industrie manufacturière piétine (+1,5 %), minée par une nouvelle contraction de 2 % au sein des Entreprises Orientées vers l’Exportation (EOE) et du textile (-2,5 %). Quant à la construction, elle tente de se redresser avec une modeste progression de 0,9 % après une année 2025 négative (-2,1 %), soutenue par les grands projets d’infrastructures publiques (logements sociaux, drains, barrage de la Rivière des Anguilles) et la rénovation du parc hôtelier.
L’ombre au tableau réside dans la faiblesse des investissements. La Formation brute de capital fixe (FBCF) globale est projetée en repli de 1,1 % en terme réel pour 2026, victime d’un désengagement simultané du secteur privé (-0,8 %) et du secteur public (-2,3 %). Par conséquent, le taux d’investissement national s’effrite à 20,2 % du PIB (contre 21,0 % en 2025), même si le privé continue de financer 83,1 % du capital fixe du pays. Une note de soulagement macroéconomique : le déficit du commerce extérieur de biens et services se réduit à 3,3 % du PIB (contre 4,6 % en 2025) sous l’effet d’une baisse des importations (-2,1 %), permettant au taux d’épargne nationale de remonter à 17,4 % du GNDI.
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- 541 words · 3 min read
- Published
- October 1, 2026
- Byline
- dawoonuth
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- IONNEWS