Mort de Jesús de Miguel : que risque Jesús Owono après l’ouverture d’une enquête ?
La police espagnole enquête sur les circonstances du décès de Jesús de Miguel, survenu après sa collision avec Jesús Owono lors de Tenerife–Andorra. Selon les précisions du Tribunal supérieur de justice des Canaries rapportées par la presse espagnole, une investigation est ouverte d’office lorsqu’un décès n’a pas de cause naturelle. Cette procédure ne signifie donc […]

La police espagnole enquête sur les circonstances du décès de Jesús de Miguel, survenu après sa collision avec Jesús Owono lors de Tenerife–Andorra. Selon les précisions du Tribunal supérieur de justice des Canaries rapportées par la presse espagnole, une investigation est ouverte d’office lorsqu’un décès n’a pas de cause naturelle. Cette procédure ne signifie donc pas que la responsabilité pénale du gardien équatoguinéen est établie.
Si la justice retenait un homicide par imprudence grave, l’article 142 du Code pénal espagnol prévoit une peine d’un à quatre ans de prison. Le texte prévoit également une interdiction d’exercer de trois à six ans lorsque l’homicide relève d’une imprudence professionnelle, qualification qui devrait être démontrée dans ce dossier. Pour une imprudence moins grave, la sanction prévue est une amende calculée sur une durée de trois à dix-huit mois. Ces peines constituent des possibilités légales, pas une sanction annoncée contre Owono.
L’enquête devra notamment établir le lien entre le choc et le décès, puis déterminer si l’intervention du gardien dépassait les risques inhérents au football au point de constituer une infraction pénale. Le carton rouge reçu pendant la rencontre ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une telle responsabilité. Une éventuelle sanction sportive relève d’une procédure distincte.
Que prévoient les textes de la FIFA dans ce cas ?
Les textes du football prévoient une sanction pour le geste commis, mais le décès d’un adversaire ne déclenche pas automatiquement une radiation à vie.
La loi 12 de l’IFAB, qui fixe les règles du jeu appliquées par la FIFA, impose une expulsion lorsqu’une intervention dans la dispute du ballon met en danger la sécurité d’un adversaire ou utilise une force excessive. Elle distingue cette « faute grossière » d’un « acte de brutalité », commis sans disputer le ballon. La qualification dépend donc des circonstances de l’action.
Pour Jesús Owono, la suspension sportive doit d’abord être examinée par les instances espagnoles : Tenerife–Andorra relève du championnat national. Il serait donc trompeur de lui appliquer directement un barème FIFA destiné aux compétitions relevant de cette dernière.
Le décès ne permet pas, à lui seul, de fixer une durée de suspension. Les instances devront examiner le rapport arbitral, les images et les circonstances du choc. La procédure sportive reste distincte de l’enquête pénale : un carton rouge ne constitue pas automatiquement la preuve d’un homicide par imprudence.
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- 390 words · 2 min read
- Published
- November 3, 2026
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- Lebledparle.com JBM
- Source
- Le Bled Parle