[Post-émeutes] 160 interpellations et 162 caméras Safe City endommagé, la cyber-traque est désormais lancée
Après trois jours d’affrontements intenses, la riposte policière et judiciaire s’accélère. Des profils multirécidivistes aux casseurs sur Internet, les forces de l’ordre multiplient les coups de filet et s’appuient sur un arsenal légal renforcé pour reprendre le contrôle.
Les affrontements survenus entre le 12 et le 14 octobre ont directement ciblé l’appareil sécuritaire de l’île. Au total, huit postes de police – Barkly, Abercrombie, Pointe-aux-Sables, Petite-Rivière, Bambous, Camp-Levieux, Rivière-Noire et Bel-Ombre – ont été ciblés. Les violences ont fait sept blessés parmi les policiers et endommagé 31 véhicules des forces de l’ordre. Le réseau de surveillance et la sécurité routière ont également subi un sabotage d’envergure avec la destruction de 27 feux de signalisation et de 162 caméras du système Safe City réparties sur 75 sites.
La réplique des forces de l’ordre s’est traduite par l’arrestation de 160 suspects, dont 16 mineurs. Parmi les individus interpellés figurent des profils bien connus des services : Lavabo, 22 ans, arrêté pour vol violent à Cotteau-Raffin ; « Boxerman », intercepté avec un marteau alors qu’il s’apprêtait à saccager le poste de police de Rose-Belle ; ainsi que trois habitants de Cité La Ferme âgés de 23, 47 et 66 ans impliqués dans le pillage d’un supermarché. Alors que trois personnes ont déjà été condamnées et douze ont comparu en justice, des poursuites se poursuivent pour non-respect du couvre-feu (Breach of Curfew Order).
Ces émeutes ont révélé une inquiétante instrumentalisation des plateformes numériques. Les cyber-enquêteurs du CCID et de l’IT Unit traquent désormais sans relâche les instigateurs de la violence. Un jeune homme est soupçonné d’avoir initié le groupe WhatsApp « GEN Z », tandis que l’unité spécialisée tente d’identifier les commanditaires du groupe « The Burning Paradise ». Sur Facebook, un individu de 23 ans a été arrêté par la police d’Abercrombie sous l’ICTA après avoir appelé au pillage d’un supermarché – plaidant une simple plaisanterie. Même les administrateurs de pages Facebook sont désormais sous surveillance directe et ont été entendus sur leurs responsabilités légales de modération.
Parallèlement, le 15 octobre, la police a frappé fort en arrêtant sous le Prevention of Terrorism Act (POTA) deux individus suite à l’analyse de leurs données téléphoniques : un ouvrier général de 30 ans résidant à Roches-Noires et un étudiant de 18 ans de Camp-Diable. Tous deux ont comparu devant les tribunaux de Rivière-du-Rempart et Souillac avant d’être maintenus en cellule.
Face à ce climat de tension, le gouvernement maintient le couvre-feu nocturne tout en accélérant sa riposte institutionnelle. Le Conseil des ministres a donné son feu vert pour introduire au Parlement le Police (Amendment) Bill. Ce projet de loi vise à élargir les prérogatives du commissaire de police pour émettre des Curfew Orders applicables sur l’ensemble du territoire national, tout en durcissant drastiquement les sanctions contre les contrevenants.
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- 485 words · 2 min read
- Published
- October 18, 2026
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- dawoonuth
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- IONNEWS