Renforcer les mécanismes de contrôle et d’échange d’informations et d’expertises
Le président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA) pour le mois de septembre, l’ambassadeur Hervé Djokpe, a affirmé, avant-hier, lundi, à Alger, que l’organisation de cet événement en Algérie vise à tirer profit de son expérience dans le domaine du désarmement et du contrôle des armes légères et de petit […] L’article Renforcer les mécanismes de contrôle et d’échange d’informations et d’expertises est apparu en premier sur La Nouvelle République Algérie .
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Le président du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA) pour le mois de septembre, l’ambassadeur Hervé Djokpe, a affirmé, avant-hier, lundi, à Alger, que l’organisation de cet événement en Algérie vise à tirer profit de son expérience dans le domaine du désarmement et du contrôle des armes légères et de petit calibre, ainsi que de renforcer les efforts visant à parvenir à une paix durable en Afrique.Appelant, à l’occasion, à renforcer les mécanismes de contrôle, de suivi et d’échange d’informations et d’expertises, en associant la société civile, les médias et les différents acteurs aux efforts de sensibilisation et de conscientisation.
Intervenant à l’ouverture des travaux de la 10e édition du Mois d’amnistie en Afrique sous le thème : »Renforcer l’initiative Faire taire les armes et promouvoir une paix durable à travers l’échange d’expériences dans le domaine du contrôle des armes légères et de petit calibre et des mesures de déminage », Hervé Djokpe, également représentant permanent de la République du Bénin auprès de l’Union africaine, a indiqué que le choix de l’Algérie pour abriter la 10e édition du Mois d’amnistie en Afrique découle de son expérience pionnière dans la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent africain.
«Le choix de l’Algérie pour abriter cette édition reflète également ce qu’elle a accompli en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique et au-delà», a-t-il poursuivi, saluant, par là même, les efforts consentis par l’Algérie dans le cadre de l’action africaine commune.
Pour sa part, la directrice adjointe du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique, Mariam Kamara, a mis en avant l’engagement, constant, de l’Algérie en faveur de la paix.
«L’accueil de cette édition par l’Algérie s’inscrit dans le cadre de son engagement constant en faveur du renforcement de la paix régionale», a-t-elle indiqué. Saluant le rôle que joue l’Algérie dans le domaine de la paix et de la sécurité sur le continent. Saluant également les programmes de collecte volontaire et de destruction des armes, l’intervenante a souligné la nécessité d’accompagner les programmes d’amnistie par des mesures concrètes, notamment la destruction des armes, afin de limiter leur réintroduction dans les circuits de la violence. De son côté, l’Envoyée spéciale de l’UA pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Liberata Mulamula, a estimé que la lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre passe également par le renforcement de la paix et la protection des civils. «Les Gouvernements ne peuvent relever ces défis seuls, la société civile, les instances religieuses, les médias et le secteur privé ayant également des rôles importants à jouer en la matière», a-t-elle indiqué. Faisant remarquer que la 10e édition du Mois d’amnistie en Afrique marque une étape importante dans les efforts collectifs visant à faire taire les armes et à bâtir une Afrique sûre et prospère.
Pour l’intervenante, l’initiative a évolué au cours de la dernière décennie afin d’encourager la restitution volontaire des armes et de soutenir les efforts de collecte régionaux et continentaux. Insistant, au passage, sur l’importance de l’autonomisation des femmes, en tant qu’actrices de la prévention des conflits, de la consolidation de la paix et de la réalisation d’une sécurité durable et appelant à intensifier l’action collective pour atteindre les objectifs de l’initiative »Faire taire les armes ». Le secrétaire exécutif du Centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RESCA), M. Jean-Pierre Betindji, a, de son côté, souligné la nécessité d’harmoniser les législations et les réglementations relatives au contrôle des armes et de renforcer les mécanismes de coordination et d’échange d’expertises et d’informations, afin de limiter leur circulation illicite, notamment dans un contexte marqué par la persistance des menaces liées au terrorisme, à l’extrémisme violent et aux conflits armés.
«Les efforts déployés à l’échelle continentale pour lutter contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ne doivent pas être sous-estimés, mais la persistance de leur circulation et la facilité d’accès à ces armes demeurent parmi les principaux défis auxquels sont confrontées la paix et la sécurité en Afrique», a-t-il indiqué.
Relevant le lien étroit entre les conflits armés et le développement, l’intervenant a fait savoir que la persistance de la violence affecte l’éducation, la santé et les communautés, et entrave la mise en œuvre des programmes de développement. D’où la nécessité, a-t-il dit, de renforcer la connaissance et l’expertise dans le domaine de la gestion des armes» et de «tirer parti des projets scientifiques et technologiques, notamment de l’intelligence artificielle, dans le cadre des efforts visant à atteindre les objectifs de l’initiative ‘’Faire taire les armes’’ d’ici 2030. Le représentant du secrétaire exécutif de la Capacité régionale de l’Afrique du Nord (NARC), Rabah Cherifi, a, quant à lui, appelé les partenaires régionaux et internationaux à traduire les engagements relatifs à la paix et à la sécurité en actions concrètes, soulignant que la paix, la sécurité et la stabilité constituent des conditions sine qua non pour la réalisation du développement.
«La participation de l’Algérie à cet événement illustre son engagement en faveur de l’initiative du continent visant à faire taire les armes d’ici 2030, à consolider la paix et la sécurité, et à réaliser le développement durable dans la région», a-t-il indiqué.
Auparavant, le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a ouvert les travaux de cette édition à l’hôtel El-Aurassi, par une allocution de bienvenue, dans laquelle il a, notamment, souligné l’importance de cette étape continentale dans la promotion de la culture de paix et de sécurité, avant de donner le coup d’envoi officiel du Mois d’amnistie en Afrique 2026.
Rabah Mokhtari
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- 966 words · 5 min read
- Published
- September 15, 2026
- Byline
- Rédaction LNR