
Cela fait désormais un mois plein qu'aucun Conseil des ministres ne s'est réuni au Palais de la République. La dernière session en date remonte au mercredi 29 juillet 2026, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, quelques jours avant le Grand Magal de Touba. Depuis, silence radio. Le rythme des Conseils des ministres avait déjà été modifié ces derniers mois : le Chef de l'État avait choisi d'espacer les réunions hebdomadaires traditionnelles à une cadence bimensuelle, dans le cadre d'une réorganisation du fonctionnement gouvernemental liée à l'Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Une partie de l'exécutif a par ailleurs observé des congés à partir du 1er août, avec un retour annoncé pour le 20 août — date qui, selon plusieurs médias, devait coïncider avec la reprise des Conseils. Cette échéance est pourtant passée sans qu'aucune réunion ne soit convoquée. Dès la mi-août, la presse locale s'était fait l'écho de « beaucoup de spéculations » autour de cette absence répétée. Si les congés ministériels ont d'abord été avancés comme explication, plusieurs titres ont rapidement nuancé cette lecture, évoquant des raisons qui « n'ont rien à voir » avec le seul calendrier estival. Le
Conseil des ministres
, instance hebdomadaire essentielle au fonctionnement de l’exécutif, connaît une suspension prolongée dont les autorités n’ont pas officiellement expliqué les raisons. Cette situation pourrait ralentir certaines nominations, l’adoption de décrets et plusieurs arbitrages gouvernementaux. Elle alimente également les interrogations sur la communication de l’exécutif, notamment à l’approche de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale. En l’absence d’explications, les spéculations se multiplient, y compris sur d’éventuelles tensions au sommet de l’État ou sur la santé du Chef de l’État, des hypothèses qui ne sont, à ce stade, étayées par aucun élément officiel.
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