Un groupe de travail intersectoriel pour développer les capacités nationales
« Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a procédé, avant-hier jeudi, à Alger, à l’installation d’un groupe de travail technique intersectoriel chargé de formuler des propositions visant à développer et à élargir la réutilisation des eaux usées épurées dans les domaines agricole et industriel », lit-on à travers ce communiqué. Précisant que cette démarche s’inscrit…
« Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a procédé, avant-hier jeudi, à Alger, à l’installation d’un groupe de travail technique intersectoriel chargé de formuler des propositions visant à développer et à élargir la réutilisation des eaux usées épurées dans les domaines agricole et industriel », lit-on à travers ce communiqué. Précisant que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et des conclusions de la réunion du Gouvernement du 15 octobre courant.
Composé de représentants des secteurs de l’Hydraulique, de l’Environnement, de l’Agriculture, des Finances, de la Recherche scientifique, de la Formation professionnelle, de l’Industrie et des Start-up, a noté la même source, ce groupe permettra de proposer des mesures correctives ainsi que des solutions technologiques et pratiques adaptées, en vue de développer les capacités nationales en matière de traitement des eaux, afin d’élargir la réutilisation des eaux épurées pour l’irrigation agricole et les activités industrielles, conformément aux normes en vigueur. « L’installation de ce groupe vise à établir un diagnostic de la situation des stations d’épuration, à identifier les difficultés techniques, organisationnelles et financières entravant leur fonctionnement et à proposer des solutions concrètes pour améliorer leur rendement et renforcer l’exploitation des infrastructures existantes », a poursuivi la même source.
L’Algérie, a fait savoir la même source, dispose de 237 stations d’épuration des eaux usées, d’une capacité théorique globale de traitement de 1,12 milliard de mètres cube par an. Faisant remarquer que ces capacités seront renforcées à l’achèvement du programme en cours, qui prévoit la réalisation de 76 nouvelles stations d’épuration, la réhabilitation de 101 stations de relevage des eaux usées, ainsi que la réhabilitation et la réalisation de 802 kilomètres de canalisations des réseaux d’assainissement, outre des projets visant à équiper les stations de systèmes de traitement tertiaire. « Ces efforts s’inscrivent dans le cadre du secteur de l’hydraulique, visant à valoriser les ressources en eau non conventionnelles, à renforcer la sécurité hydraulique nationale, et à soutenir le développement durable et la protection de l’environnement », a conclu la même source.
Fin septembre dernier, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a présidé une réunion de travail consacrée à l’étude des moyens d’augmenter le taux de récupération et de réutilisation des eaux usées à travers les stations d’épuration, permettant ainsi d’accompagner les besoins de développement des différents secteurs, notamment le secteur agricole. Une rencontre au cours de laquelle, a indiqué un communiqué du ministère, une communication a été présentée portant sur la situation des systèmes d’épuration, leur niveau d’exploitation et leur rendement, les quantités d’eaux traitées et récupérées, ainsi que les projets en cours de réalisation et les nouveaux programmes, tout en examinant les insuffisances constatées et les mesures prises pour y remédier.
Insistant sur la nécessité de mettre en oeuvre les instructions du président de la République, visant à atteindre un taux de récupération de 60 % des eaux usées, ce qui permettra de mobiliser une ressource hydrique supplémentaire pour accompagner les besoins de développement et répondre notamment aux besoins croissants du secteur agricole, le ministre a souligné l’importance d’un suivi précis et continu de la situation des stations d’épuration et de garantir leur exploitation conformément aux normes requises, ainsi que la nécessité d’améliorer le rendement des systèmes d’épuration existants, d’achever les projets en cours de réalisation et d’accélérer le lancement des nouveaux projets, afin d’augmenter les capacités de traitement et de récupération des eaux usées et d’élargir les domaines de leur réutilisation.
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- 576 words · 3 min read
- Published
- October 30, 2026
- Byline
- Rédaction LNR