Commercialisation de chicha à Conakry : le manager d’un lounge-bar condamné à une amende de 50 000 GNF
Maurice Guilavogui, manager d’un lounge-bar, a été fixé sur son sort ce lundi, 19 octobre 2026, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Ce jeune prévenu était poursuivi devant cette juridiction pour commercialisation de chicha. Des accusations qu’il a réfuté à la barre. Mais à l’issue des débats, il a été déclaré coupable des […] The post Commercialisation de chicha à Conakry : le manager d’un lounge-bar condamné à une amende de 50 000 GNF first appeared on Guineematin.com .
Maurice Guilavogui, manager d’un lounge-bar, a été fixé sur son sort ce lundi, 19 octobre 2026, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Ce jeune prévenu était poursuivi devant cette juridiction pour commercialisation de chicha. Des accusations qu’il a réfuté à la barre. Mais à l’issue des débats, il a été déclaré coupable des faits mis à sa charge. Pour la répression, le tribunal l’a condamné au paiement de 50 000 francs guinéens d’amende, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Préalablement renvoyé pour statuer sur la recevabilité soulevée par son conseil, le procès de Maurice Guilavogui, poursuivi pour la commercialisation de chicha, s’est tenu ce lundi au tribunal de première instance de Dixinn. A l’ouverture de l’audience, le président a d’abord statué sur la recevabilité de la procédure, puis il a ordonné l’ouverture des débats.
A la barre, le prévenu, qui comparaît libre dans cette procédure, a rejeté les faits mis à sa charge et a donné sa version des faits.
« Je suis venu un mardi soir comme les amis d’Orange devaient fêter un anniversaire. Je suis venu les installer, moi j’avais une émission pour mercredi que je n’avais pas préparée. Donc je les ai installés, je suis sorti, j’ai dit au bodyguard : si on me demande, dis-leur que je suis sorti manger à côté. Donc moi, je suis rentré chez moi, puisque j’avais d’autres occupations le lendemain. À 3 heures, j’ai été appelé pour dire qu’il y a un problème au lounge par rapport à la chicha, avec les forces de l’ordre. J’ai dit : laisse-les prendre ce qu’ils veulent, mais mets-le sur papier, et j’ai demandé de me mettre en rapport avec le chef. Il m’a dit : monsieur, vous êtes en infraction, c’est vous qui donnez la chicha aux gens ici. J’ai dit : non, je ne suis pas en infraction. Il m’a dit qu’il y a un arrêté par rapport à l’interdiction de la chicha. J’ai rétorqué : non, je suis journaliste, il n’y a pas d’interdiction par rapport à la chicha. Il m’a dit qu’il faut payer 5 millions. J’ai dit : je ne suis pas le propriétaire. J’ai communiqué avec lui de 3 h jusqu’à 5 h, j’ai demandé pardon au policier sans gain de cause. À 6 h, j’ai appelé mon PDG pour demander s’il y a un acte qui interdisait la commercialisation de la chicha. On m’a dit : non, mais il y a un arrêté du ministère du Commerce qui date du temps d’Alpha Condé. Je suis arrivé à 9 heures au commissariat, je me suis présenté, j’ai dit : bonjour maman. Elle m’a dit : c’est toi qui as refusé de payer l’argent ? J’ai dit : ce n’est pas pour moi le propriétaire. Ils m’ont dit de l’appeler, mais j’ai dit que le propriétaire n’est pas là, il est en Belgique », a-t-il expliqué.
Durant les débats, Maurice Guilavogui a indiqué que son rôle dans cet établissement est juste manager.
« Lorsque les clients viennent, je les accueille, je fais la promo de l’endroit », a-t-il précisé.
Dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que le prévenu devait être tenu responsable de la commercialisation de la chicha. Ainsi, il a demandé au tribunal de le retenir dans les liens de la prévention et de le condamner uniquement au paiement de l’amende de première classe de contravention à 50 000 francs guinéens.
De son côté, la défense a indiqué qu’au cours des débats, il n’a pas été prouvé que son client a vendu ou acheté quoi que ce soit. La chicha n’a pas été trouvée dans ses mains. Il n’y a aucun fait matériel commis par son client. Même si cette amende est minime, il y a un problème de casier judiciaire.
« Je vous prie de constater qu’il y a absence d’élément matériel et d’élément moral. Nous vous prions de le renvoyer des fins de la poursuite pour les faits dont il est poursuivi », a-t-elle plaidé.
Pour sa propre défense, le prévenu a remercié le tribunal et a demandé le pardon
« Je vous demande humblement de voir mon cas, puisque je suis appelé à servir le pays », a-t-il dit.
Dans sa décision, le tribunal a déclaré Maurice Guilavogui coupable des faits qui lui sont reprochés et l’a condamné à 50 000 francs guinéens d’amende.
Yayé Oumou Barry,pour Guineematin.com
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About this article
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- 754 words · 4 min read
- Published
- October 20, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com