
Le Sénégal figure parmi les pays les plus sanctionnés en 2025 par la Commission bancaire de l’UMOA. L’institution bancaire a prononcé 11 sanctions à l’encontre d’établissements de crédit, d’institutions de microfinance et d’un établissement de monnaie électronique établis dans notre pays. À l’échelle de l’Union, la Côte d’Ivoire arrive largement en tête avec 20 sanctions, sur un total de 71 décisions disciplinaires et pécuniaires. La Commission bancaire de l’UMOA a durci le ton en 2025. Au total, 71 sanctions disciplinaires et pécuniaires ont été prononcées à l’encontre d’établissements placés sous sa tutelle. Selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’Union, ce niveau est particulièrement élevé, dans la mesure où, sur les cinq dernières années, le nombre de décisions de sanctions a oscillé entre 24 et 71, pour une moyenne annuelle de 44.
Et le secteur financier sénégalais n’a pas échappé au coup de balai de la Commission bancaire. En 2025, 11 sanctions disciplinaires et pécuniaires ont été prononcées contre des établissements implantés dans notre pays, le classant ainsi deuxième au niveau communautaire, derrière la Côte d’Ivoire, qui totalise 20 décisions. Dans le détail, la Commission bancaire a infligé quatre blâmes, deux avertissements et cinq sanctions pécuniaires aux établissements sénégalais. Les mesures concernent des établissements de crédit, mais également une institution de microfinance et un établissement de monnaie électronique. À l’échelle de l’Union, 30 blâmes et six avertissements ont été prononcés à l’encontre des établissements surveillés, auxquels s’ajoutent 35 sanctions pécuniaires. La quasi-totalité des décisions financières et disciplinaires vise donc le secteur bancaire, mais la Commission a également sanctionné des acteurs de la microfinance et de la monnaie électronique. Derrière le Sénégal, le Bénin compte 10 sanctions, contre huit au Burkina Faso, huit au Mali et huit au Togo. Le Niger ferme la marche avec six décisions. La Guinée-Bissau ne figure pas dans la répartition détaillée des sanctions publiée pour 2025. La Côte d’Ivoire se détache nettement avec 20 sanctions, dont neuf blâmes et 10 sanctions pécuniaires. Elle représente à elle seule plus d’un quart des décisions recensées dans l’Union. Selon la
BCEAO
, ces sanctions s’inscrivent dans un dispositif de contrôle beaucoup plus large. En 2025, la Commission bancaire a prononcé 40 injonctions et une mise en garde, contre 20 injonctions un an auparavant. Quatre établissements de crédit et deux institutions de microfinance ont également été placés sous surveillance rapprochée. Au total, 82 missions de vérification sur place ont été effectuées au cours de l’année. Elles ont porté sur 38 établissements de crédit, cinq compagnies financières, trois établissements de monnaie électronique et 36 institutions de microfinance de grande taille. La Commission bancaire indique par ailleurs que les sanctions ont été prises après convocation et audition des dirigeants concernés, conformément aux textes.
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