Kankan : le prix du sac de 50 kg d’oignons flambe au grand marché Dibida
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Le prix de l’oignon importé connaît une forte hausse au grand marché Dibida de Kankan, précisément dans la cour dédiée au débarquement et à la vente de cette denrée, communément appelée « Djaba cour ». Alors que le sac de 50 kg se vendait auparavant entre 180 000 et 220 000 francs guinéens, son prix atteint désormais 340 000 francs, voire 380 000 francs. Face à cette situation, vendeurs et importateurs pointent les difficultés liées au dédouanement au Port autonome de Conakry et interpellent les autorités sur la nécessité de faciliter l’approvisionnement du marché, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.
Au grand marché Dibida de Kankan, la flambée du prix de l’oignon importé préoccupe les acteurs du secteur. Dans la « Djaba cour », où se concentrent le débarquement et la commercialisation de cette denrée, les commerçants font face à une augmentation considérable du prix d’achat, tandis que les détaillants peinent à écouler leurs marchandises en raison des plaintes des consommateurs.
Le président des vendeurs d’oignons de Kankan, qui exerce dans ce commerce depuis plusieurs années, affirme n’avoir jamais connu une telle hausse. Il met en cause les difficultés d’approvisionnement et les coûts supplémentaires supportés par les importateurs.
« J’évolue dans le commerce de l’oignon importé depuis plus de sept ans, mais jamais le prix n’avait connu une telle hausse. Avant, le prix variait entre 180 000 et 220 000 francs guinéens. Mais, cette année, le sac est revendu jusqu’à 340 000 francs. Et encore, il y a eu une réduction, sinon il était revendu entre 360 000 et 380 000 francs. Selon les informations que nous avons reçues des importateurs, cette hausse est liée aux complications rencontrées lors du dédouanement au Port autonome de Conakry. Actuellement, beaucoup d’importateurs préfèrent débarquer leurs marchandises au port de Dakar avant de les transporter jusqu’ici. Cela nécessite aussi des dépenses qui se répercutent sur les prix pratiqués sur le marché. L’oignon est l’une des denrées les plus prisées chez nous. On ne peut rien cuisiner sans l’oignon. Le gouvernement, à travers le ministère du Commerce, doit donc faciliter les opérations de nos importateurs au port », explique Fanta Mady Kaba, président des vendeurs d’oignons à Kankan.
Cette hausse des prix affecte également les détaillants, qui doivent désormais acheter leurs marchandises à un coût beaucoup plus élevé. Aïssata Sidibé, vendeuse d’oignons au grand marché Dibida, déplore les difficultés rencontrées pour écouler rapidement ses produits et maintenir ses bénéfices.
Aïssata Sidibé, vendeuse d’oignon
« Cette année, au lieu de 200 000 francs guinéens chez les grossistes, nous achetons le sac à 340 000 francs pour le revendre à 350 000 francs. Mais nous rencontrons de sérieuses difficultés pour écouler rapidement nos marchandises, car les clients se plaignent de la cherté. Actuellement, il nous faut plusieurs jours pour réaliser le peu de bénéfices que nous gagnions auparavant », témoigne-t-elle.
Du côté des importateurs, les difficultés de dédouanement au Port autonome de Conakry sont également mises en avant. Kaba Kouyaté explique que les coûts élevés et les retards dans la récupération des conteneurs compliquent l’approvisionnement du marché de Kankan et des autres localités de la région.
Kaba Kouyaté, importateur d’oignons
« Tout le problème se trouve au niveau du dédouanement au Port autonome de Conakry. Le coût est non seulement élevé, mais, lorsque les conteneurs débarquent, il est difficile d’entrer en possession de tous ses conteneurs en même temps. Parfois, on nous dit que les équipements destinés au projet Simandou sont prioritaires. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, la plupart de nos marchandises passent par le port de Dakar. Ce n’est pas notre souhait, mais nous sommes obligés de le faire pour éviter que la région manque d’oignons. Parce que, lorsqu’il y a une rupture à Kankan, c’est toute la région qui est affectée. En tout cas, nous, les importateurs, faisons de notre mieux pour ravitailler le marché. C’est donc au gouvernement de revoir la procédure de dédouanement au Port autonome de Conakry afin de faciliter l’approvisionnement des marchés », affirme-t-il.
En attendant une éventuelle réponse des autorités, les vendeurs et les importateurs espèrent une amélioration des procédures de dédouanement au Port autonome de Conakry. Pour ces acteurs du commerce, la réduction des contraintes liées à l’importation pourrait contribuer à faciliter l’approvisionnement des marchés et à alléger la pression sur le prix de cette denrée essentielle dans les habitudes alimentaires des ménages.
De Kankan, Souleymane Kato Camara pour Guineematin.com
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- Published
- October 18, 2026
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- Guineematin.com
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- Guineematin.com