Abidjan, 27 août 2026 (AIP) – Les opérations de recherche et de secours se poursuivaient jeudi 27 août 2026 au Népal et dans la région autonome chinoise du Tibet, au lendemain de violentes crues et coulées de boue provoquées par l’effondrement d’un glacier, faisant au moins 168 morts et plus de 1 300 disparus, selon [...]
Abidjan, 27 août 2026 (AIP) – Les opérations de recherche et de secours se poursuivaient jeudi 27 août 2026 au Népal et dans la région autonome chinoise du Tibet, au lendemain de violentes crues et coulées de boue provoquées par l’effondrement d’un glacier, faisant au moins 168 morts et plus de 1 300 disparus, selon les autorités des deux pays.
Au Népal, 826 personnes étaient portées disparues, dont 579 touristes, parmi lesquels 476 ressortissants étrangers, selon l’Autorité nationale de réduction des risques de catastrophes et de gestion des urgences. Au Tibet, les autorités chinoises ont fait état de 558 disparus, dont 260 étrangers, dans le district de Gyirong, près de la frontière avec le Népal.
La catastrophe a particulièrement touché les zones montagneuses traversées par les rivières Bhote Koshi et Trishuli, où des torrents d’eau, de boue et de débris ont emporté des habitations, des véhicules, des routes et des ponts. Des infrastructures énergétiques ont également été endommagées, compliquant l’accès des secours aux zones sinistrées.
Au Népal, les personnes portées disparues comprennent des ressortissants de plusieurs pays, notamment l’Inde, les Etats-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada. De nombreux touristes et pèlerins se trouvaient dans la région au moment du drame.
Plus de 5 000 militaires et policiers népalais ont été mobilisés pour les opérations de secours. Des hélicoptères sont utilisés pour rechercher des survivants, évacuer les personnes isolées et acheminer des fournitures d’urgence dans les zones rendues difficilement accessibles par les dégâts.
Au Tibet, les équipes chinoises de secours ont également été déployées dans les zones sinistrées, avec des moyens spécialisés pour rechercher les personnes portées disparues.
Les premières analyses attribuent la catastrophe à l’effondrement d’une masse glaciaire ayant entraîné de la glace, des roches et des débris dans un cours d’eau, provoquant une brusque montée des eaux. Des experts estiment que le réchauffement climatique pourrait accroître les risques liés à l’instabilité des glaciers himalayens.
Les autorités restent par ailleurs vigilantes face au risque de nouvelles crues, des accumulations d’eau et de débris pouvant encore provoquer des débordements dans certaines zones.
Les recherches se poursuivent afin de retrouver les disparus et d’établir un bilan définitif des pertes humaines et matérielles. Le président chinois Xi Jinping a demandé de mobiliser tous les moyens nécessaires pour les opérations de secours, tandis que les autorités népalaises ont appelé à une mobilisation renforcée face à l’ampleur de la catastrophe.
(AIP)
msl/cmas
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