
Le contentieux entre le MRC et le ministère de l’Administration territoriale continue de susciter des réactions au-delà de la classe politique. Dernier à prendre la parole, le père Ludovic Lado a livré son analyse de la situation à travers une publication sur les réseaux sociaux. Son intervention intervient quelques jours après la décision du ministre […]
Le contentieux entre le MRC et le ministère de l’Administration territoriale continue de susciter des réactions au-delà de la classe politique. Dernier à prendre la parole, le père Ludovic Lado a livré son analyse de la situation à travers une publication sur les réseaux sociaux.
Son intervention intervient quelques jours après la décision du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, de ne pas reconnaître les travaux de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, au cours de laquelle Maurice Kamto avait été reconduit à la présidence du MRC. Une décision que le parti conteste vigoureusement, estimant que son fonctionnement relève exclusivement de ses statuts et de la loi régissant les partis politiques.
Pour le religieux, le combat engagé par le MRC ne peut se limiter au seul terrain juridique. « Face aux sauvages en politique, le droit à lui seul ne suffit pas. Il faut aussi de la ruse adaptée au contexte », écrit le père Ludovic Lado. Par cette déclaration, le prêtre jésuite suggère que le contexte politique camerounais exige une stratégie plus large que le seul recours aux textes de loi pour défendre les intérêts du parti.
Le père Lado va plus loin en situant le MRC dans le paysage politique national. Selon lui, la formation dirigée par Maurice Kamto représente aujourd’hui la principale force d’opposition capable d’inquiéter le pouvoir en place. Il affirme ainsi que le MRC constitue « la seule terreur du régime RDPC ». Une appréciation qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre le parti de Maurice Kamto et les autorités administratives, notamment autour de la reconnaissance de ses instances dirigeantes.
L’intervention du père Ludovic Lado vient s’ajouter aux nombreuses réactions enregistrées depuis la publication des correspondances du ministère de l’Administration territoriale refusant de prendre acte de la convention extraordinaire du MRC. Alors que le parti dénonce une tentative de déstabilisation et une atteinte à sa liberté de fonctionnement, le gouvernement maintient que les dispositions légales relatives aux réunions publiques n’ont pas été respectées.
Dans ce contexte, les prises de position d’acteurs extérieurs, qu’ils soient politiques, universitaires ou issus de la société civile, continuent d’alimenter le débat autour de l’avenir du MRC et de la place qu’occupe la formation de Maurice Kamto dans le paysage politique camerounais à l’approche des prochaines échéances électorales.