Pêche et économie maritime : Amy Mara Dièye mise sur la Casamance pour refonder le secteur

En visite à Ziguinchor, le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Amy Mara Dièye, a placé la Casamance au cœur de la refondation du secteur halieutique sénégalais. À travers une série de rencontres avec les acteurs locaux, elle entend mieux prendre en compte les réalités du terrain dans l’élaboration de la future Lettre de politique sectorielle de son département.
Hier, le ministre a présidé un atelier de concertation destiné à recueillir les préoccupations et les propositions des professionnels. Cette démarche participative vise à définir des orientations adaptées aux défis du secteur, notamment la gestion durable des ressources halieutiques, le développement de l’aquaculture, la modernisation des infrastructures, la transformation des produits de la pêche et la création d’emplois pour les jeunes.
Renforcement du rôle économique des femmes
Les échanges ont également porté sur le renforcement du rôle économique des femmes, particulièrement présentes dans la transformation, la conservation et la commercialisation des produits halieutiques. Le ministre a souligné que cette nouvelle orientation s’inscrit dans les ambitions de l’Agenda national de Transformation. L’objectif est de faire de la pêche et de l’économie maritime des leviers de croissance, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire. « Notre vision est de bâtir un secteur porteur de croissance durable, créateur d’emplois, garant de la sécurité alimentaire et capable de contribuer davantage à la transformation structurelle de notre économie », a déclaré
Amy Mara Dièye
. Au cours des discussions, plusieurs participants ont plaidé pour un meilleur accompagnement des jeunes et des femmes, notamment à travers l’accès au financement, aux équipements modernes, aux infrastructures de conservation et aux marchés. En réponse, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’investissements productifs, avec la création d’unités modernes de transformation, de centres de conservation performants et d’infrastructures répondant aux besoins des professionnels.
Remise d'équipements aux acteurs locaux
La tournée du ministre dans le sud du pays a également été marquée par la remise officielle d’équipements aux femmes transformatrices de poisson et d’embarcations aux Comités locaux de pêche artisanale de Casamance. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet ANARÉ DIFAL, financé par le gouvernement japonais et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec l’appui de partenaires, dont la Banque mondiale. Lors de la cérémonie, Amy Mara Dièye a rendu hommage aux femmes transformatrices, qu’elle a présentées comme un maillon essentiel de la chaîne de valeur halieutique. Leur activité contribue à la sécurité alimentaire et constitue une source de revenus pour de nombreuses familles sénégalaises. Les équipements remis doivent notamment permettre de réduire les pertes après la capture, d’améliorer la qualité des produits transformés et d’accroître les revenus des bénéficiaires. Tout en encourageant la modernisation de la filière, le ministre a rappelé que son développement devait s’accompagner d’une gestion responsable des ressources marines. Un enjeu majeur pour préserver les ressources halieutiques et assurer la pérennité des activités de pêche. Prenant la parole au nom de la FAO, Bintia Stephen-Tchicaya, coordonnatrice sous-régionale pour l’Afrique de l’Ouest, a salué le partenariat entre le Sénégal, le Japon et l’organisation onusienne en faveur des communautés de pêche de Casamance. À travers ces concertations et la remise d’équipements, les autorités entendent ainsi renforcer les capacités des acteurs locaux et faire de la Casamance un territoire important dans la transformation durable du secteur halieutique sénégalais.
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- Length
- 547 words · 3 min read
- Published
- October 24, 2026
- Byline
- Khadija Sène
- Source
- Senenews