La Guinée ne doit jamais être humilieé [Par Abdourahamane Baldé]
Il y a des jours où un pays se tient debout devant le monde. Le 23 septembre 2026 devait être ce jour-là. Ce jour-là, pendant que le Président de la République s’apprêtait à porter la voix de la Guinée à la tribune des Nations Unies, des compatriotes ont choisi de la couvrir de huées et […] L’article La Guinée ne doit jamais être humilieé [Par Abdourahamane Baldé] est apparu en premier sur Mediaguinee.com .

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Il y a des jours où un pays se tient debout devant le monde. Le 23 septembre 2026 devait être ce jour-là.
Ce jour-là, pendant que le Président de la République s’apprêtait à porter la voix de la Guinée à la tribune des Nations Unies, des compatriotes ont choisi de la couvrir de huées et d’insultes, à la sortie même de son hôtel.
Cicéron l’écrivait deux mille ans avant nous : « Que le salut du peuple soit la loi suprême. » Pas le salut d’un camp. Pas le salut d’une rancune. Le salut du peuple, tout le peuple, dans sa totalité, devant le reste du monde.
Montesquieu ajoutait que la vertu politique, celle qui fait tenir une nation, exige « une préférence continuelle de l’intérêt public » sur l’intérêt de soi. C’est cette préférence-là qui a manqué le 23 septembre. Pas le courage de contester, celui-là ne manque jamais chez nous. La préférence pour la Nation, elle, a manqué.
Et pourtant, nous savons faire ce choix. D’autres peuples nous l’ont montré au prix fort. Le jour de son investiture, Nelson Mandela disait à une nation à peine sortie de ses fractures : « Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent. » Un homme qui avait payé vingt-sept ans de prison pour ses convictions choisissait, ce jour-là, l’unité plutôt que la revanche. C’est ce choix-là, la préférence pour la Nation sur la rancune, qu’on a manqué à New York.
Soyons clairs sur ce qui s’est passé, et sur ce qui ne s’est pas passé.
On peut contester une politique. On peut dénoncer une gouvernance, réclamer des comptes, exiger des libertés. Rien de tout cela n’est en cause ici. La démocratie se nourrit de la contestation, elle ne s’en effondre pas.
Mais insulter sa propre délégation à l’instant précis où elle s’apprête à parler au nom de tous, ce n’est plus défendre une idée de la Guinée. C’est offrir la Guinée en spectacle à ceux qui n’attendent qu’une preuve, la preuve que nous ne savons pas nous tenir, que nous ne savons pas nous respecter, que nous ne méritons pas la place que nous réclamons parmi les nations.
Ce n’est pas un homme qu’on humilie dans ces moments-là. C’est un pays. C’est nous tous.
Alors disons-le sans détour, à ceux qui ont fait ce choix : vous ne parlez pas au nom de la Guinée quand vous la donnez en spectacle. Vous parlez contre elle.
Nous pouvons être adversaires en politique. Nous ne pouvons pas devenir ennemis de notre propre pays.
La réponse à la division, ce n’est pas la haine, c’est l’unité. Ce n’est pas l’invective, c’est la discipline. Ce n’est pas l’humiliation de l’autre, c’est le travail, le développement, une Guinée qui se tient debout parce qu’elle a choisi de se tenir ensemble.
J’invite tous les Guinéens à réserver au Président de la République élu, à son retour, un accueil sans précédent, à la hauteur de l’homme qui, ce jour-là, a porté seul la voix de la Guinée devant le monde.
Vive la République de Guinée. Vive l’unité nationale. La Guinée d’abord.
Abdourahamane Baldé
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- Length
- 537 words · 3 min read
- Published
- September 24, 2026
- Byline
- Youssouf KEITA
- Source
- Mediaguinee