Mort de Clément Atangana : un collectif de chefs traditionnels dénonce des « atteintes » à sa mémoire et menace de saisir la justice

La mort de Clément Atangana, survenue le 4 octobre des suites de maladie, place la mémoire de l’ancien président du Conseil constitutionnel au centre d’un débat houleux. Chef traditionnel et président de la Fédération d’associations du patriarcat traditionnel de la communauté beti, le défunt reçoit des hommages venus de toutes parts, mais sa personnalité suscite dans le même temps de vives critiques que des patriarches béti qualifient de propos haineux, diffamatoires ou tribalistes.
Dans une déclaration datée du 7 octobre, consultée par Lebledparle.com, ces patriarches disent constater la publication de commentaires méprisants, offensants et empreints de considérations tribalistes à l’encontre de Sa Majesté Clément Atangana. Ils refusent que des atteintes soient portées à sa mémoire, en particulier en ce temps de deuil qui impose, selon eux, une posture de « recueillement, dignité et respect », hostile à toute tendance à la haine tribale, à l’humiliation ou au dénigrement.
Une personnalité qui divise, même dans la mort
Face à ce qu’ils jugent un comportement « grave et indigne », les signataires adressent une mise en garde solennelle à ceux qui transforment le décès de leur président « en un instrument de provocation, de stigmatisation ou de confrontation entre communautés ». Ils disent garder leur sang-froid et se refuser à répondre « au mépris par le mépris et à la provocation par la provocation », tout en se réservant le droit de recourir aux voies appropriées pour faire respecter la dignité et la mémoire de leur président. Prônant la paix et le vivre-ensemble, ils appellent l’ensemble des fils et filles du Cameroun à la retenue, non sans relever que les propos visés traduisent, selon eux, une faiblesse et un manque de respect de la part d’une communauté qu’ils se gardent de nommer.
Magistrat émérite et premier président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana reçoit depuis sa disparition des hommages contrastés. Certains saluent la mémoire d’une figure judiciaire au charisme indéniable, tandis que d’autres le dépeignent en caricature du prolongement du régime de Paul Biya, à travers un arbitrage jugé partial des contentieux électoraux de 2018 et 2025.
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- Length
- 345 words · 2 min read
- Published
- October 8, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle