
La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Al Aminou Lo, annoncée pour le mardi 1er septembre prochain, reste entourée d’incertitudes. À quelques jours de cette échéance, aucun élément concret ne permet, pour l’heure, de confirmer que le rendez-vous pourra effectivement se tenir à cette date. Une situation qui alimente le doute sur le calendrier parlementaire et pose, surtout, la question de la faisabilité pratique de cette DPG. Dans son édition d’hier, Les Echos s’interroge
La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Al Aminou Lo, annoncée pour le mardi 1er septembre prochain, reste entourée d’incertitudes. À quelques jours de cette échéance, aucun élément concret ne permet, pour l’heure, de confirmer que le rendez-vous pourra effectivement se tenir à cette date. Une situation qui alimente le doute sur le calendrier parlementaire et pose, surtout, la question de la faisabilité pratique de cette DPG. Dans son édition d’hier, Les Echos s’interrogeait déjà sur la possibilité de voir le Premier ministre se présenter devant les députés le 1er septembre. Une interrogation qui demeure entière, d’autant que Le Soleil a également annoncé, dans son édition d’hier, la tenue de la DPG à cette date, sans qu’un démenti ne vienne, pour l’heure, clarifier la situation. Ni les services de communication de la présidence de la République ni ceux de l’Assemblée nationale n’ont, en effet, apporté de précisions sur les modalités permettant de rendre cette échéance possible. Le calendrier parlementaire ne semble d’ailleurs pas, en l’état, compatible avec une DPG dès mardi prochain. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a convoqué hier une réunion du bureau pour ce vendredi à 10 heures, dans la salle de conférence de la Présidence, au niveau 4. L’ordre du jour porte sur les « Informations ». Une réunion qui pourrait toutefois permettre d’en savoir davantage sur la suite du calendrier parlementaire. Selon nos informations, c’est le président de la République qui a saisi l’Assemblée nationale pour demander l’ouverture d’une session extraordinaire. Ce serait la deuxième session extraordinaire convoquée en l’espace d’un mois. Dès lors que la demande émane du chef de l’État, l’ouverture d’une session extraordinaire relève d’une procédure prévue par les textes. Elle devrait ainsi être convoquée incessamment, avec un ordre du jour précis, lequel pourrait ensuite être étoffé par le bureau de l’Assemblée nationale. Mais entre cette saisine et la tenue effective d’une Déclaration de politique générale, plusieurs étapes doivent encore être franchies. Après la réunion du bureau, les députés devront être convoqués pour l’ouverture officielle de la session. La conférence des présidents devra ensuite se réunir afin de fixer le calendrier des travaux et l’organisation des séances. S’ajoute à cela un délai d’au moins huit jours dont disposent les députés pour examiner les questions inscrites à l’ordre du jour. C’est précisément cette succession de procédures qui rend incertaine, voire pratiquement impossible, la tenue de la DPG le mardi 1er septembre. Sauf accélération exceptionnelle du calendrier ou accord entre les principaux acteurs institutionnels, le temps paraît désormais compté pour permettre au Premier ministre Al Aminou Lo de faire sa déclaration devant les députés à la date annoncée. À moins d’un accord entre le
président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale,
la Déclaration de politique générale du 1er septembre apparaît donc difficilement réalisable dans les délais. Le flou persiste ainsi autour de cette échéance, alors que les annonces officielles ont déjà installé cette date dans l’agenda politique. La réunion du bureau de l’Assemblée nationale, prévue ce vendredi, pourrait permettre de lever une partie des incertitudes et de préciser la voie retenue par les autorités pour organiser cette importante étape de la vie parlementaire.
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