A l’occasion de l’année internationale qui leur est dédiée: Le Groupe OCP et l’UM6P mettent à l’honneur les agricultrices
Benguerir. Cet évenement de trois jours réunit des agricultrices, scientifiques, entrepreneures, experts, acteurs publics, institutions internationales, organismes de financement et représentants d’organisations engagées dans le développement agricole. Le Groupe OCP, en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique à travers son initiative Al Moutmir, organise, du 15 au 17 septembre 2026 à Benguerir une rencontre internationale […]
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**Benguerir. **
Cet évenement de trois jours réunit des agricultrices, scientifiques, entrepreneures, experts, acteurs publics, institutions internationales, organismes de financement et représentants d’organisations engagées dans le développement agricole.
Le Groupe OCP, en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique à travers son initiative Al Moutmir, organise, du 15 au 17 septembre 2026 à Benguerir une rencontre internationale consacrée au rôle déterminant des femmes dans la transformation des systèmes agricoles et alimentaires. Cette rencontre, qui s’est tenue à l’occasion de l’Année internationale des agricultrices 2026, inclut une journée d’atelier technique organisée en partenariat avec la FAO consacré à la feuille de route mondiale de la FAO pour parvenir à la sécurité alimentaire dans le contexte de l’action climatique.
Placé sous le thème «Where Women Lead, Food Systems Transform», cet évènement de trois jours réunit des agricultrices, scientifiques, entrepreneures, experts, acteurs publics, institutions internationales, organismes de financement et représentants d’organisations engagées dans le développement agricole. Des sessions de haut niveau, des master class, des échanges autour des politiques publiques et une immersion sur le terrain… L’événement ambitionne de créer des passerelles entre science, innovation, politiques publiques, financement et réalités agricoles, afin d’identifier des solutions concrètes et susceptibles d’être déployées à plus grande échelle.
Cette rencontre, comme le font savoir les organisateurs, s’inscrit dans «une logique résolument orientée vers l’action : faire émerger des solutions et des partenariats capables de renforcer la place des femmes comme actrices économiques, agricultrices, scientifiques, innovatrices, entrepreneures et leaders de la transformation des systèmes alimentaires». En effet, les femmes occupent une place essentielle dans les systèmes agricoles et alimentaires». Elles interviennent dans la production, la gestion des ressources naturelles, la transformation, la commercialisation, la recherche, l’innovation et le développement des communautés rurales. Pourtant, leur contribution continue d’être freinée par des obstacles structurels : accès inégal aux ressources productives, au financement, au foncier, à l’information, aux technologies, aux services de conseil agricole et aux réseaux économiques.
Ces contraintes sont renforcées par des défis auxquels l’agriculture mondiale est aujourd’hui directement confrontée : dégradation des sols, appauvrissement des nutriments, changement climatique, pression sur les ressources et nécessité de renforcer la résilience des systèmes alimentaires», affirme la même source notant que dans ce contexte, l’Année internationale des agricultrices 2026 constitue une opportunité pour aller au-delà de la sensibilisation et mettre en avant des solutions concrètes, des innovations de terrain et des modèles susceptibles d’être adaptés et déployés dans différents territoires.
«L’enjeu est également de changer le regard porté sur les femmes dans l’agriculture. Il ne s’agit plus uniquement de considérer les femmes comme bénéficiaires de programmes de développement, mais comme actrices centrales de la sécurité alimentaire, de l’innovation, de l’investissement agricole et de la résilience climatique», soulignent les organisateurs.
Cette rencontre axée sur plusieurs axes prioritaires, à savoir les femmes au cœur de la transformation des systèmes agroalimentaires (mettre en valeur le rôle économique et stratégique des femmes dans l’agriculture et les systèmes alimentaires et favoriser leur participation aux processus de décision, aux chaînes de valeur et aux dynamiques entrepreneuriales), santé des sols, chaînes de valeur résilientes et action climatique (mettre la santé des sols et la résilience climatique au cœur de la réflexion et examiner comment des diagnostics accessibles, une meilleure gestion des nutriments, des cultures alternatives et des chaînes de valeur adaptées peuvent contribuer à renforcer la productivité et la résilience des agricultrices), ou encore Science, innovation et solutions numériques (explorer la manière dont la recherche scientifique, les données, le numérique, les diagnostics agricoles et les nouvelles technologies peuvent répondre aux besoins spécifiques des femmes agricultrices).
Lors de cette rencontre, les discussions ont notamment porté sur la recherche agricole sensible au genre, l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle et le passage de la recherche scientifique aux applications de terrain. Parmi les autres priorités on notera aussi le conseil et accompagnement agricoles intégrant la dimension de genre (repenser les modèles de conseil agricole pour mieux répondre aux besoins et réalités des femmes, en adaptant les services, les canaux et les modalités d’accompagnement) et partenariats et investissements pour un impact durable (mobiliser institutions publiques, organisations internationales, acteurs financiers, entreprises, universités et organisations agricoles autour de solutions capables de dépasser le stade pilote pour atteindre une véritable échelle territoriale ou nationale).
Enjeux et perspectives
Chiffres clés. L’enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les systèmes agricoles et alimentaires revêt une dimension économique majeure. Selon la FAO, combler les écarts de productivité agricole et de rémunération entre les femmes et les hommes pourrait accroître le PIB mondial de près de 1.000 milliards de dollars et réduire de 45 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire. À l’échelle mondiale, plus de 500 millions de femmes travaillent dans les systèmes liés à l’alimentation, aux terres et à l’eau, selon le CGIAR Flagship Report 2025, confirmant leur rôle central dans les économies rurales et les chaînes de valeur agricoles. Cette dynamique est au cœur du programme de trois jours consacrés au dialogue, à l’innovation et à l’intelligence collective, avec notamment deux sessions plénières portant sur la place économique des femmes et sur le rôle de la science, de la donnée et de l’innovation dans la transformation agricole. Le programme inclut également trois master class interactives consacrées à des problématiques concrètes de transformation du secteur, ainsi qu’un atelier dédié aux politiques publiques et au passage à l’échelle, organisé avec la FAO. Une journée d’immersion sur le terrain a permis aussi de découvrir des dispositifs agricoles et des coopératives féminines.
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- 916 words · 5 min read
- Published
- September 17, 2026
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- ALM
- Source
- Aujourd'hui