[Affaire Ravatomanga] Bheeky remet ses preuves à la FCC et relance l’affaire des Rs 350 millions
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Nasser Bheeky, qui fait l’objet d’une accusation provisoire de trafic d’influence dans le cadre de l’affaire Mamy Ravatomanga, s’est rendu vendredi 11 septembre dans les locaux de la Financial Crimes Commission (FCC), accompagné de son avocat, Me Samad Goolamaully. Il était muni d’un affidavit ainsi que d’une clé USB contenant, selon son conseil, des éléments qu’il considère importants pour l’enquête.
Me Samad Goolamaully affirme que son client entend continuer à collaborer à l’enquête et à se présenter devant les autorités chaque fois que ce sera requis. Mais Nasser Bheeky maintient parallèlement les graves allégations qu’il avait déjà formulées concernant un réseau présumé de trafic d’influence portant sur quelque Rs 350 millions.
Devant la justice, en novembre 2025, il avait affirmé avoir tenté d’alerter les autorités sur ce qu’il présentait comme un vaste mécanisme de trafic d’influence impliquant, selon ses dires, des personnalités issues des milieux politiques et des affaires. Il avait également soutenu avoir transmis certaines informations au bureau du Premier ministre adjoint et mis en cause le directeur général par intérim de la FCC, Sanjay Dawoodharry.
Dans son affidavit remis cette semaine, Nasser Bheeky remet également en cause la manière dont certaines démarches auraient été traitées par la FCC. Il affirme notamment avoir proposé de collaborer à l’enquête, tout en exprimant des réserves sur l’indépendance de la commission. Il cite à nouveau Sanjay Dawoodarry et demande que ses affirmations soient examinées par une instance indépendante, évoquant notamment le CCID.
Son avocat soutient également que certains éléments considérés comme importants pour l’enquête seraient déjà en possession de la FCC depuis 2025. La démarche de vendredi vise donc, selon la défense, à verser formellement de nouveaux éléments au dossier tout en maintenant les accusations formulées précédemment.
Par ailleurs, la Bail and Remand Court (BRC) doit rendre le 12 octobre sa décision sur la demande de remise en liberté sous caution de Mamy Ravatomanga. Les plaidoiries ont pris fin jeudi devant le magistrat Mohammad Ilfaaz Farook Nathire, qui a réservé son ruling.
La défense, représentée par Me Khushal Lobine, a plaidé en faveur de la remise en liberté de l’homme d’affaires malgache. La FCC, représentée par Me Trishul Naga, s’y est opposée, invoquant notamment des risques de fuite, d’interférence avec des témoins et de manipulation de preuves.
Mamy Ravatomanga fait face à deux accusations provisoires de blanchiment d’argent et à une accusation provisoire d’entente délictueuse. Une ordonnance de criminal attachment porte sur des avoirs estimés à Rs 7,3 milliards.
Cette semaine, sa fille, Lovanina Ravatomanga, a également témoigné et indiqué qu’elle pourrait l’héberger à Belle-Vue Harel en cas de remise en liberté. La défense a par ailleurs évoqué son état de santé et sa prise en charge médicale.
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- 446 words · 2 min read
- Published
- September 13, 2026
- Byline
- Najaah Auzine
- Source
- Sundaytimesmauritius