Trahison
Les Écologistes français qui ont, ces dernières années, attesté qu’ils souhaitent une candidature unique, l’extrême-gauche Insoumise représentée par Jean-Luc Mélenchon mise à part, de la gauche pour garantir leur chance d’avancer aussi loin que possible dans la prochaine élection présidentielle, semblent peu goûter l’alliance entre l’un des leurs et le candidat de gauche traditionnelle le […]
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Les Écologistes français qui ont, ces dernières années, attesté qu’ils souhaitent une candidature unique, l’extrême-gauche Insoumise représentée par Jean-Luc Mélenchon mise à part, de la gauche pour garantir leur chance d’avancer aussi loin que possible dans la prochaine élection présidentielle, semblent peu goûter l’alliance entre l’un des leurs et le candidat de gauche traditionnelle le plus populaire, Raphaël Glucksmann. En effet, pour les Écologistes, le sénateur Yannick Jadot a franchi une limite en acceptant de participer à un débat présidentiel comme représentant du candidat de Place Publique. Dans un courrier, le parti de Marine Tondelier annonce ainsi à l’ex-candidat à la présidentielle sa suspension pour une durée de trois mois. «Le secrétariat exécutif a décidé de te suspendre de ton statut d’adhérent à titre conservatoire. Nous te demandons de ne plus communiquer vis-à-vis de l’extérieur au nom du parti Les Écologistes», peut-on lire dans cette lettre signée de François Thiollet, un proche de Marine Tondelier. En cause, donc, sa participation à une table-ronde le 10 octobre, organisée par plusieurs associations autour de l’usage des pesticides. Sont notamment conviés la députée de La France Insoumise Mathilde Hignet, l’ex-ministre de l’Environnement Delphine Batho et le militant associatif Franck Rinchet-Girollet (proche de François Ruffin). Les Écologistes seront, eux, représentés par le député Benoît Biteau. Yannick Jadot s’exprimera donc en sa qualité de soutien à Glucksmann. Ce qui n’a pas plu à la direction des Verts qui confirme que participer à un débat présidentiel «pour le compte d’un autre parti et d’un autre candidat», n’est pas acceptable. Réagissant à cette punission, Yannick Jadot moque «les fautes» dans le courrier qui lui a été adressé, ainsi que «l’erreur sur le motif». De fait, il ne parlera pas au nom de Place publique… mais comme simple représentant de Raphaël Glucksmann. La différence est ténue. En réalité, l’affaire couve depuis plusieurs mois. En juin déjà, le sénateur était présent au meeting de Raphaël Glucksmann à Aubervilliers, ce qui avait suscité quelques crispations au sein de son parti. Surtout, il affirme : «J’espère sincèrement que les Écologistes ne vont pas se résigner à être des observateurs passifs assumés d’une situation politique aussi menaçante». Lui considère, comme il l’a affirmé sur France Inter fin août, que le patron de Place publique «est le candidat le mieux placé» et «qu’il peut gagner cette élection présidentielle». Yannick Jadot aura un rôle dans la campagne puisqu’il sera chargé de préparer «la mise en place d’un état d’urgence écologique». Selon lui, «l’écologie politique pour cette élection présidentielle n’est pas en capacité de rassembler et de jouer la gagne», Marine Tondelier étant créditée de 2,5 % d’intentions de vote dans le dernier sondage Cluster 17 pour Politico. Les Verts avaient pris les devants : mi-juin, leur conseil fédéral avait approuvé un texte permettant d’exclure tout adhérent se présentant contre un candidat officiellement investi par le parti, ou soutenant un candidat extérieur. Une nouvelle règle destinée à freiner l’hémorragie. Certains ont fait un pas vers Raphaël Glucksmann, quand d’autres pourraient finir par soutenir Jean-Luc Mélenchon. Un vote des adhérents est prévu du 10 au 13 décembre. Mais le bât blesse particulièrement la direction écologiste alors que sa dirigeante a été, il y a moins d’une semaine, désignée comme candidate officielle du parti. Reste à voir si elle maintiendra sa candidature jusqu’à avril prochain, ou si elle participera à la primaire de la gauche, qui aujourd’hui semble de plus en plus dérisoire, de nombreux candidats tels que François Ruffin ou encore François Hollande n’y participeront pas. Pour Tondelier, qui n’a aucune chance de remporter le scrutin présidentiel, la «trahison» de Jadot semble d’autant plus dure à affronter, car cela l’oblige à confronter l’insignifiance de sa participation dans la course à l’Élysée où tous les yeux sont rivés sur Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. F. M.
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- 632 words · 3 min read
- Published
- September 27, 2026
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- Le jour d'Algérie