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La crise autour du renouvellement des instances nationales de la Jeune Chambre Internationale (JCI) Côte d’Ivoire pour le mandat 2026 pourrait laisser des traces durables sur la gouvernance de l’organisation. Alors que deux processus électoraux concurrents revendiquent leur légitimité, le juge du fond n’a pas encore tranché sur la validité de l’un ou de l’autre.
Cette situation fait craindre des effets difficilement réversibles sur le fonctionnement et la gouvernance de la JCI Côte d’Ivoire, avant même que la justice ne se prononce définitivement sur le fond du litige.
*Deux processus électoraux au cœur du conflit*
Le principal point de désaccord porte sur une question déterminante : quel est le processus électoral conforme aux textes de la JCI Côte d’Ivoire pour désigner la direction nationale du mandat 2026 ?
D’un côté, l’Assemblée du Conseil national des membres seniors (CNMS) considère que la Convention nationale régulièrement convoquée par la présidente nationale en exercice constitue le seul processus conforme aux textes de l’organisation.
C’est au cours de cette Convention que le scrutin organisé n’a pas permis l’élection de M. SILUÉ, avant de déboucher sur l’élection de M. N’GUESSAN GNAMIEN Sylvain.
De l’autre côté, M. SILUÉ conteste cette lecture et se prévaut d’un second processus électoral. Celui-ci a été organisé en ligne après le basculement unilatéral d’un membre absent, décision prise par M. BÉAH Marc-André.
*Le juge appelé à départager les deux camps*
Au-delà des personnes et des résultats des scrutins, le contentieux pose donc une question de légalité interne à la JCI Côte d’Ivoire. Le juge du fond devra déterminer quelle Assemblée, quel collège électoral et quel processus électoral respectent effectivement les textes de l’organisation.
De cette décision dépendra également la détermination de la direction légalement habilitée à exercer le mandat national 2026.
En attendant cette décision, la coexistence de deux légitimités revendiquées expose la JCI Côte d’Ivoire à une situation institutionnelle particulièrement délicate. Le risque est désormais de voir le conflit électoral produire des conséquences durables sur la gouvernance de l’organisation, alors même que la question de fond reste pendante devant la justice.
Avec sercom